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	<title>Revolutionnaires du numerique</title>
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	<description>Des révolutionnaires inattendus pour une révolution trop annoncée ?</description>
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		<title>Tableaux blancs interactifs : un tableau franchement noir !</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 13:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[En donnant la parole à plusieurs chercheurs considérant qu’il n’y a aucune preuve scientifique de l'amélioration de l'enseignement grâce aux tableaux blancs interactifs (TBI), un article du Washington Post met en doute le discours des vendeurs de technologie mais également celui des politiques qui ont massivement investi dans ces dispositifs si modernes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Washington Post du 11 juin 2010 dresse un bilan de la diffusion massive des tableaux blancs interactifs (TBI) dans les écoles américaines. En donnant la parole à plusieurs chercheurs considérant qu’il n’y a aucune preuve scientifique de l&#8217;amélioration de l&#8217;enseignement grâce à ces dispositifs, le Washington Post met en doute le discours des vendeurs de technologie mais également celui des politiques qui ont massivement investi dans ces dispositifs si modernes. Les usages, tels qu’ils sont fréquemment observés, montreraient que ces tableaux blancs n’ont pas transformé la pédagogie mais au contraire renforcé la posture traditionnelle d’un enseignant omnipotent au centre d’une classe remplie d’élèves passifs : une fausse route si on considère que la pédagogie moderne cherche à faire émerger des petits groupes d’élèves assez autonomes et fortement coopératifs, accompagnés par un enseignant plus discret, bien que tout aussi essentiel. Preuve de ce faible apport pédagogique, les élèves s’ennuieraient autant qu’avant une fois passée l’excitation inhérente à l’arrivée de la modernité.<br />
Mais pourquoi cette technologie s’est-elle à ce point développée ? Pourquoi les élus acceptent-ils de déverser des milliards de dollars sur les TBI aussi facilement ? Sur quels fondements des vendeurs comme Promethean ou Smart technologies peuvent-ils affirmer que cette technologie améliore la concentration des élèves ? Pourquoi tant d’enseignants acceptent-ils de témoigner avec autant de ferveur en faveur de ces nouveaux dispositifs ?<br />
Pour le Washington Post, les élus adorent afficher leur volonté de moderniser et ces dispositifs aux fonctionnalités proches d’un iPad géant leur offrent une incroyable opportunité. Certains enseignants succomberaient également à l’appel de la modernité surtout lorsqu’elle transforme aussi peu leurs pratiques. Quant aux vendeurs, ils ne font que leur métier même s’ils lancent désormais des opérations de marketing de plus en plus contestables, n’ayant rien à envier à l’industrie pharmaceutique : financement de salons et de « journées d’études », sponsoring tous azimuts, mise en avant de témoins (enseignants, élus locaux…). Bref, un tableau vraiment noir.</p>
<p>Les critiques formulées par le Washington Post peuvent sembler assez féroces mais elles sont, comme toujours, argumentées. Il est vrai que le succès des tableaux blancs interactifs dans le monde de l’éducation est d’autant plus troublant qu’il tranche avec l&#8217;échec cuisant rencontré dans le monde de l’entreprise. Pourtant formations et autres réunions dans lesquelles la concentration des participants est également en jeu y sont régulièrement organisées. La description des forces en présence et des intérêts des uns et des autres font de cet article un document très utile. Malheureusement, il sera probablement peu relayé en France tant on aime à considérer notre système éducatif en retard.<br />
Sur quels fondements ? Sur la foi de comparaisons internationales chiffrées bien sûr ! Des chiffres sur les résultats scolaires, sur la pertinence pédagogique ? Bien sûr que non. Trop contestable ! Des chiffres indiscutables : le taux d’équipement en tableaux interactifs (500 000 au Royaume-Uni, contre à peine 20 000 en France en 2009, soit 25 fois moins). L’éclairage du Washington Post sur les pratiques marketing de cette industrie, sur sa puissance de conviction, sur la fascination des élus locaux notamment et de la complaisance de certains enseignants vient donc porter un coup fatal à ces études aux méthodologies si contestables qui prêchent la théorie du retard. Gageons que la nouvelle rigueur budgétaire devrait aider à amener un peu de raison dans cette avalanche d’investissements, même si les financements publics en question sont souvent le fait de collectivités locales moins engagées dans la rigueur.<br />
N’oublions pas de préciser qu’avec des pratiques pédagogiques renouvelées (certes que l’on observe trop rarement), ces tableaux blancs interactifs pourraient vraiment déboucher sur des résultats. Mais il s’agit là d’un long travail…</p>
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		<title>4Chan, le 9-3 du Net ?</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 10:09:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[4Chan est un forum de discussion (BBS) très controversé car il refuse toute limite, toute règle, toute charte de modération : le site se présente ainsi comme un forum de discussion (axé sur le partage d'images) sur lequel tout est permis ; il ne requiert aucun système d'inscription et l'anonymat est de mise, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le blog Owni propose une traduction d&#8217;un post rédigé par la sociologue Danah Boyd et titré <a href="http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2010/06/12/for-the-lolz-4chan-is-hacking-the-attention-economy.html" target="_self">&nbsp;&raquo; &#8216;for the lulz’: how 4chan is hacking the attention economy</a>&nbsp;&raquo; dans lequel cette dernière prend nettement position vis-à-vis du mouvement 4Chan. Rappelons que 4Chan est un forum de discussion (BBS) très controversé car il refuse toute limite, toute règle, toute charte de modération : le site se présente ainsi comme un forum de discussion (axé sur le partage d&#8217;images) sur lequel tout est permis ; il ne requiert aucun système d&#8217;inscription et l&#8217;anonymat est de mise, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives. Cela est particulièrement marquant dans la section la plus médiatique surnommée Random, où les internautes n&#8217;hésitent pas à propulser des contenus glauques, violents, porno, pédophiles, zoophiles et/ou xénophobes. Avec ses 300 millions de pages vues par mois, ses 250 millions de messages publiés et ses 30 000 membres déclarés, 4Chan est un acteur incontournable de la culture underground Online.<br />
Danah Boyd s&#8217;interroge : l’anonymat est un sujet complexe qui ne peut pas être réduit à une question de responsabilité ou à celle de savoir si le commentateur anonyme est brillant ou malfaisant. Pour elle, 4Chan est la nouvelle génération de la culture hacker<strong>.</strong> Et que c’est en tant que tel qu’il devrait être apprécié ou vilipendé. &laquo;&nbsp;Les 4Chan sont des hackers de l’attention; ils montrent à quel point les flux d’information sont manipulables&nbsp;&raquo;. Quelques lignes plus loin, elle conclut : &laquo;&nbsp;je veux rire de la stupidité de certains et trouver de l’humour dans leurs bouffonneries, tout en refusant certains actes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>4chan est un site qui sort progressivement de l&#8217;ombre : son dirigeant dit &laquo;&nbsp;Moot&nbsp;&raquo;, référencé par le Time, intervient aux fameuses conférences TED… journalistes et universitaires se bousculent pour étudier et analyser le phénomène.<br />
Comme le prétend Danah Boyd, le succès de 4chan doit se comprendre comme un phénomène culturel (mais le concept de hacking de l’attention reste un peu fumeux pour nous). Plus exactement, il s’agit d’un processus créatif alternatif qui matérialise le commencement d’un phénomène de &laquo;&nbsp;banlieue numérique&nbsp;&raquo;. La banlieue, un lieu de relégation sociale économique et culturelle qui génère un mouvement d’opposition à la norme, à la culture dominante. La banlieue devient le creuset de la contreculture, une culture qui s’oppose à une culture dominante dont sont exclus les « banlieusards ». Cette opposition devient le ciment d’un bouillonnement créatif qui casse les codes, les récupère en les associant autrement. Un acte par nature coopératif, communautaire et souvent rebelle qui s’articule naturellement autour de contributions signées par des pseudos. Ces pseudos protègent un peu les auteurs certes, mais ils sont très différents de l’anonymat car ils développent, dans certains cas, une puissance évocatrice et émotionnelle aussi forte qu’une marque. C’est alors le début d’une monétisation, qui enclenche un phénomène de recyclage dans la société « normale » : une récupération qu’on dit d’ailleurs inévitable.<br />
Bref, 4Chan n’est pas un phénomène anecdotique. Il est bien plus intéressant, utile et constructif que ne l’affirment certains, même s’il donne lieu à des débordements aussi regrettables qu’inévitables. Ces phénomènes de banlieue se développeront d’autant plus rapidement que pouvoirs politique, économique et culturel essaieront de mettre la main sur le Net.</p>
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		<title>Breloque 2.0 : la légion des contributeurs</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/breloque-2-0-la-legion-des-contributeurs</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:18:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[The Huffington Post a mis récemment en place sur son site des pictogrammes permettant d'identifier immédiatement le profil du membre de la communauté qui s'exprime. Objectif : impliquer davantage sa communauté, la rendre plus réactive, améliorer la qualité du débat et de la conversation sur son site.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>The Huffington Post, un journal en ligne qui connaît une forte notoriété aux Etats-Unis, annonce le 29 avril 2010 qu’il met en place sur son site, des pictogrammes permettant d&#8217;identifier immédiatement le profil du membre de la communauté qui s&#8217;exprime.<br />
Objectif : impliquer davantage sa communauté, la rendre plus réactive, améliorer la qualité du débat et de la conversation sur son site.<br />
Ces pictogrammes permettent, en effet, de distinguer :<br />
-  Le &laquo;&nbsp;Networker&nbsp;&raquo;, qui se caractérise par le grand nombre d&#8217;amis, de fans ou de followers qui le suivent ;<br />
-  Le &laquo;&nbsp;Superuser&nbsp;&raquo;, qui n&#8217;hésite pas à proposer du contenu, des posts, des commentaires ;<br />
-  Le &laquo;&nbsp;Moderator&nbsp;&raquo;, un membre actif qui surveille les billets des autres et propose la suppression de ceux qui lui semblent inappropriés. Le statut de &laquo;&nbsp;Moderator&nbsp;&raquo; se décline même en plusieurs niveaux, permettant à ceux ayant atteint le niveau le plus élevé de pouvoir de leur propre chef supprimer les commentaires inappropriés sans validation de la rédaction.<br />
D’autres pictogrammes devraient être créés à l&#8217;avenir.</p>
<p>Le principe collaboratif cher au web 2.0 aurait-il des limites ? Même aux Etats-Unis où la culture citoyenne est davantage versée vers la participation, les contributeurs vraiment actifs ne pèsent que 1 à 2 % des visiteurs d’un site, 10 % sont des contributeurs occasionnels et 90% de simples suiveurs, utilisateurs, consommateurs…<br />
Récompenser, valoriser, encourager ses contributeurs actifs est un enjeu majeur pour un site. En profiter pour développer de la confiance avec eux et donc les intégrer dans le processus de production (c’est le cas lorsqu’on en autorise certains à supprimer des commentaires d’utilisateurs sans l’aval de la rédaction) est également une source de réactivité, de qualité et de coût. Lorsque Wikipedia a mis en place une forme un peu similaire de modération, écornant son modèle initial, de nombreux observateurs ont prétendu que cela signait la fin de son modèle collaboratif. En fait, ce pourrait être exactement l’inverse. Seuls les sites pourvus d’une grande audience et d’une importante communauté de contributeurs (de différentes natures) ont intérêt le faire. Ils disposent de la masse suffisante pour mettre en œuvre un système de reconnaissance à différents étages, une sorte de légion d’honneur de la collaboration. On est en plein de cœur du « réacteur » de l’usine collaborative. A quand la rémunération de certains ? Loin de signer la fin du modèle, la rémunération (indemnisation ?) des acteurs à forte valeur ajoutée (démontrée et pas seulement déclarée) ne sera pas le signe de la fin d’un modèle, mais au contraire l’aboutissement d’un modèle en quête de sa viabilité depuis longtemps.<br />
Rappelons que<strong> </strong>The Huffington Post est un journal d&#8217;information américain sur Internet faisant depuis toujours appel à de nombreuses collaborations et sources externes. Son contenu est un mélange de blog­ging et de journalisme d’investigation. Depuis le début, il expérimente de nouvelles formes éditoriales. Le site &#8211; très populaire aux USA &#8211; a gagné, deux années de suite, les Webby Awards dans la catégorie blog politique.</p>
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		<title>Données numériques : nouvelle richesse ou nouvelle pollution ?</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/donnees-numeriques-nouvelle-richesse-ou-nouvelle-pollution</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 10:26:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les uns, les données font figure de capital sur lequel il faut mettre la main coûte que coûte. Pour les autres, les données apparaissent comme un problème à contenir par tous les moyens...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les données personnelles sont assurément l&#8217;un des sujets chauds du moment. A la suite de l&#8217;affaire baptisée « Streetview » du nom du célèbre service de Google, de nombreux Etats, y compris américains, ont commencé à s&#8217;intéresser de plus près (enfin) à l&#8217;activité réelle des voitures utilisées par Google pour numériser les grandes villes. Prennent-elles seulement des photos à 360° ou en profitent-elles pour récolter toutes les données mal sécurisées qui traînent sur les réseaux wifi, notamment les adresses MAC (Media Access Control) permettant à Google <a href="http://itmanagement.earthweb.com/netsys/article.php/3885746/How-Google-Uses-You.htm"><strong><em>d&#8217;affiner ses services géolocalisés</em></strong></a> ?<br />
De leur côté, les entreprises qui sont devenues de fortes consommatrices d&#8217;informatique cherchent, elles, à réduire leur volume de données. La déduplication des données constituerait une solution satisfaisante mais encore peu utilisée par les entreprises, semble regretter <a href="http://www.informationweek.com/news/storage/systems/showArticle.jhtml?articleID=224701816"><strong><em>Information Week</em></strong></a>.<br />
Entre un Google qui se précipite pour numériser « gratuitement » le monde (c&#8217;est-à-dire en dématérialisant le monde physique et en mettant la main sur les données numériques) et les entreprises qui, au contraire, cherchent à réduire les volumes de données numériques qu&#8217;elles gèrent, le fossé semble s&#8217;élargir. Pour les uns, les données font figure de capital sur lequel il faut mettre la main coûte que coûte. Pour les autres, les données apparaissent comme un problème à contenir par tous les moyens. La révolution numérique n&#8217;est visiblement pas comprise de la même manière par tous&#8230;<br />
Pendant ce temps, certains gouvernements cherchent à légiférer pour protéger les citoyens des appétits &laquo;&nbsp;des ogres des données&nbsp;&raquo; que sont les Google et autres Facebook. L&#8217;idée d&#8217;un droit à l&#8217;oubli entre dorénavant au cœur de leurs préoccupations : rendre à l&#8217;internaute la maîtrise de ses données. On sourira à la lecture du billet « <a href="../la-toile-ce-linceul%E2%80%A6" target="_new"><strong><em>La toile, ce linceul</em></strong></a> » qui pose justement la question de la propriété des données dans sa question la plus aboutie : le legs et l&#8217;usage post-mortem.<br />
Les données numériques sont le pétrole de la société numérique. Que faire de ce pétrole ? La même chose que pour l&#8217;autre&#8230; En grande quantité, c&#8217;est un gisement sur lequel il est important de mettre la main. En plus petite quantité, c&#8217;est une pollution qu&#8217;il est important d&#8217;endiguer. Voilà qui explique peut-être une telle différence d&#8217;appréciation&#8230;</p>
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		<title>La toile, ce linceul…</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 10:32:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la mort d'un internaute, que deviennent les messages, les blogs, les profils, les millions de souvenirs qu'il a éparpillés sur le Net au fil du temps ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après la mort d&#8217;un internaute, que deviennent les messages, les blogs, les profils, les millions de souvenirs qu&#8217;il a éparpillés sur le Net au fil du temps ? Pour l&#8217;heure, le droit ne prévoit pas que <em>&laquo;&nbsp;toutes nos productions électroniques soient finalement considérées comme à nous, donc transmissibles&nbsp;&raquo;</em>, souligne l&#8217;avocat Alain Bensoussan dans un <a href="http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/22/01022-20100122ARTFIG00014-la-vie-sur-le-net-est-elle-eternelle-.php">article du <em>Figaro</em></a>. Et face à ce flou juridique, les pratiques divergent.<br />
Sur Skyblog, lorsqu&#8217;un mineur décède, le site prend contact avec les parents et ils décident en commun du destin de ces pages personnelles. Certains parents font disparaître le blog de la Toile mais conservent les écrits de leur enfant sur un CD, d&#8217;autres préfèrent maintenir le blog en ligne comme un mémorial (les pages restent visibles mais elles sont fermées aux commentaires).<br />
De son côté, Facebook propose depuis quelques mois <em>&laquo;&nbsp;d&#8217;immortaliser les profils des personnes disparues, en les transformant en lieux de partage et de souvenir&nbsp;&raquo;</em>. Les pages ne sont accessibles qu&#8217;aux amis déjà inscrits, ceux-ci peuvent laisser des messages et lire ceux des autres.<br />
Aux Etats-Unis, Yahoo! considère que les comptes sont privés, le site ne restitue pas de ce fait les messages aux héritiers.<br />
Dernier exemple, chez Gmail, pour obtenir les codes d&#8217;accès de la messagerie d&#8217;un défunt, il faut que celui-ci ait au préalable désigné dans un email la personne à qui les remettre.<br />
Ces différentes pratiques illustrent bien le souci pour certains de préserver la mémoire d&#8217;une personne qui comptait pour eux et éventuellement de la transmettre.</p>
<p>Quand on pense que, parallèlement, la classe politique s’active en ce moment pour ériger un droit à l’oubli pour nous protéger des griffes des méchants Google, Facebook et autres Twitter, on en viendrait à sourire de la question de la mémoire des défunts. Pourtant il s’agit bien d’une vraie question, mais tellement aux antipodes de la pensée dominante…<br />
On sait depuis longtemps (du moins en principe) que les technologies sont ambivalentes par nature, ce qui nous renvoie d’ailleurs à notre propre responsabilité. Entre droit à l’oubli… et devoir de mémoire, l’injonction semble ici quelque peu paradoxale donc assurément immature.<br />
Il faut bien légiférer… et se rappeler, comme on le dirait chez les @narchistes, que l’ordre numérique, c’est encore de l’ordre.</p>
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		<title>La révolution numérique pour les enfants à l’hôpital</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[L’association L’enfant@l’hôpital propose aux enfants malades et handicapés, hospitalisés en France, d'accéder à l'éducation et la culture de façon innovante par Internet. Voilà une action qui change le monde, ou du moins la vie de ceux à qui elle s’adresse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p>L’association <strong>L’enfant@l’hôpital</strong> propose aux enfants malades et handicapés, hospitalisés en France, d&#8217;accéder à l&#8217;éducation et la culture de façon innovante par Internet. L&#8217;idée s&#8217;appuie sur une plate-forme Internet, Kolibri, complétée d&#8217;une radio podcast, Radio Kolibri, qui permettent des rencontres en ligne entre les enfants et des individus désireux de transmettre leurs savoirs et leur passion : des explorateurs sur terre ou sur mer, des architectes, des musiciens, des étymologistes, des scientifiques, des étudiants, tous sollicités par l&#8217;association pour transmettre dans un langage simple leurs connaissances aux enfants, au travers de forums privés. Le tout prend des allures de petite université vivante et interactive où les échanges se construisent. Les enfants écrivent, posent des questions, communiquent et oublient l&#8217;hôpital… Le contexte est stimulant et permet aux enseignants de s&#8217;appuyer sur ces échanges pour continuer d’assurer la scolarité des enfants, aiguiser leur curiosité et leur sens artistique, et les sortir de l’isolement et de la fatigue.</p>
<p>L’association L’enfant@l’hôpital accompagne chaque année 3 000 enfants qui séjournent dans divers services pédiatriques hospitaliers, mais aussi des centres de réadaptation fonctionnelle ou des CLIS (Classe d&#8217;intégration scolaire). Kolibri et Radio Kolibri, les plates-formes d&#8217;échanges que l&#8217;association &laquo;&nbsp;L’enfant@l’hôpital&nbsp;&raquo; a construites pour mettre en place et animer son université interactive, sont maintenant des outils Internet libres qui peuvent être adaptés à d&#8217;autres jeunes en difficulté d&#8217;apprentissage. L’association espère ainsi toucher les établissements pénitentiaires pour mineurs, les classes des quartiers sensibles et des zones ruralesou bien encore les classes pour les enfants nomades.</p>
<p>Voilà un exemple où les technologies numériques sont utilisées pour proposer à des enfants différents une façon d’apprendre autrement, en complément de l’école.  L&#8217;enseignement interactif y est perçu comme un support pour remotiver les enfants, leur redonner du courage, maintenir le lien avec le savoir. Une belle initiative montrant le potentiel de la société numérique : créer du lien social, très utile pour redonner confiance à tous et donc lutter contre le décrochage.</p>
<p>En rêvant beaucoup, on pourrait même imaginer que des enfants « pas différents » puissent eux aussi apprendre autrement. Voilà en tout cas un bel exemple du potentiel &laquo;&nbsp;lumineux&nbsp;&raquo; de la révolution du numérique, si on veut bien ouvrir la porte aux initiatives de terrain qui ne viennent pas toujours du sérail. Voilà une action qui change le monde, ou du moins la vie de ceux à qui elle s’adresse. Saluons d&#8217;<del datetime="2010-06-15T13:04" cite="mailto:%20Christophe%20Deshayes"> </del>incontestables révolutionnaires du numérique , ceux qui font vivre cette association emmenée par son infatigable animatrice Anne Dunoyer de Segonzac.</p>
<p>Voir le site <a href="http://www.enfant-hopital.org/">l&#8217;enfant@l&#8217;hôpital</a></p>
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		<title>Quelle société numérique en 2030 ?</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/quelle-societe-numerique-en-2030</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 11:10:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveaux rapports sociaux en 2030 :
une intervention de M. Berry et C. Deshayes

Le 23 juin 2010 au centre de conférence du ministère de l'économie.

dans le cadre du colloque prospectif du bicentenaire des mines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5><a href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/CGIET1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4448" title="CGIET" src="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/CGIET1.jpg" alt="CGIET" width="400" height="53" /></a></h5>
<h4>Nouveaux rapports sociaux en 2030 :<br />
une intervention de M. Berry et C. Deshayes</h4>
<p>Le 23 juin 2010 au centre de conférence du ministère de l&#8217;économie.</p>
<p>dans le cadre du colloque prospectif du <a href="http://www.bicentenaire-mines.org/">bicentenaire des mines</a>.</p>
<p>Renseignements auprès du secrétariat de la manifestation</p>
<p>Présentation de l&#8217;intervention :</p>
<p>Dans la société numérique, on vivra plus vieux, plus épanoui, plus  			autonome et mieux inséré socialement. Utopie ? On voit pourtant  			chaque jour davantage de personnes, en mal de reconnaissance  			sociale, utiliser leur temps libre et s’investir avec passion dans  			le numérique afin de se distraire, de s&#8217;instruire et communiquer  			mais aussi pour s&#8217;associer, agir et exercer un (contre)-pouvoir. Les  			exclus reviennent ainsi dans le jeu social sans que les inclus ne  			s&#8217;en rendent bien compte. La culture, l’économie, la politique et  			même la psychologie pourraient ainsi être reconfigurés en 2030, sous  			l&#8217;effet de technologies pas toujours innovantes mais en revanche  			massivement déployées et utilisées.</p>
<p>Le numérique sera-t-il le meilleur des mondes ? On peut voir au  			moins deux difficultés :</p>
<blockquote><p>- si des exclus trouvent de nouvelles raisons de vivre en  				construisant leur monde numérique à la marge de celui des  				inclus, que se passera-t-il quand les deux mondes se rejoindront  				aux alentours de 2030 ?</p>
<p>- si les technologies numériques trouvent une utilisation pour  				capter l’attention et influencer les individus, quel rôle la  				maîtrise des données représentera-t-elle en 2030 ? Un rôle  				capital ? Qui contrôlera cette nouvelle source de richesse et  				comment sera placée la France ? Quels problèmes de liberté et  				d&#8217;éthique seront soulevés ?</p></blockquote>
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		<title>Honneur contre infamie, le rôle des profs fait question sur le Net !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 14:10:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les enseignants connaîtraient les clés de la réussite mais les garderaient pour leurs enfants›› , voilà le scandale que Slate.fr se propose de dénoncer. Une offense faite à tous les professeurs qui s’investissent au quotidien, au-delà des heures de cours, grâce notamment aux technologies numériques.
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			<content:encoded><![CDATA[<h5>« <em>Les enseignants connaîtraient les clés de la réussite mais les garderaient pour leurs enfants</em>›› , voilà le scandale que Slate.fr se propose de dénoncer. Une offense faite à tous les professeurs qui s’investissent au quotidien, au-delà des heures de cours, grâce notamment aux technologies numériques et poursuivent ainsi leur mission d’éducation hors de leur présence dans une salle de classe. La dernière édition d’InterTICE à la Défense début mai était à cet égard particulièrement démonstrative.</h5>
<h5>Comment certaines « élites parisiennes » peuvent-elles à ce point faire injure à toutes ces initiatives de terrain qui commencent à faire boule de neige ? S’il y a un mal français à dénoncer, c’est bien celui-là !</h5>
<p>Certains prônent le tout numérique à l&#8217;école et proposent même de supprimer tout simplement les cours magistraux au profit d&#8217;échanges interactifs. L’un des derniers papiers de cette lignée est signé Jean Salmona dans le premier numéro de  <a href="http://www.paristechreview.com/2010/04/14/un-systeme-denseignement-secondaire-basezero/">ParisTech Review</a>. D&#8217;autres, en revanche, veulent carrément <a href="http://itmanagement.earthweb.com/columns/article.php/3870346/Laptops-vs-Lectures-Lets-Ban-Lectures.htm">bannir les outils numériques</a> des établissements scolaires et des universités, notamment aux Etats-Unis (sic) ? Un mouvement qui s’amplifie avec un soutien inattendu du Président Obama, pourtant élu grâce aux réseaux sociaux, mais qui semble considérer désormais que ces outils sont trop distrayants et constituent à l’extrême une menace pour la démocratie (re-sic).</p>
<p><strong>Olivier Ertzscheid ou le billet de l’honneur </strong></p>
<p>Loin de ces guerres de tranchées et des polémiques, un enseignant, Olivier Ertzscheid, apporte sur <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/03/pourquoi-je-suis-ami-avec-mes-etudiants.html">son blog un témoignage concret</a>, personnel et particulièrement éclairant sur la façon dont il enseigne à l’heure du numérique. Il prolonge en effet ses cours par une présence sur les réseaux sociaux, blogs ou micro-blogs. Cet enseignant raconte pourquoi il a fait le choix d&#8217;être &laquo;&nbsp;l&#8217;ami&nbsp;&raquo; sur Facebook de quelque 250 étudiants. Son objectif : utiliser ce média pour signaler des sources intéressantes à ses élèves, répondre à leurs questions, leur faire prendre conscience &laquo;&nbsp;en direct&nbsp;&raquo; de l&#8217;importance de maîtriser leur intimité numérique ou, dans un autre registre, gérer l&#8217;annuaire des anciens. Les résultats de sa démarche sont, selon lui, plus que positifs : les étudiants étant quasiment tout le temps sur Facebook (y compris pendant les cours), ils s&#8217;y montrent plus ouverts et même plus réceptifs que dans l&#8217;espace-temps d&#8217;un cours ; c&#8217;est sur le réseau social qu&#8217;ils viennent poser des questions … Présence en cours/ présence en ligne prennent une nouvelle dimension (l&#8217;enseignant parle d&#8217;une nouvelle frontière entre l&#8217;aléatoire et l&#8217;obligatoire). Ertzcheid est convaincu que sa place est également là aussi, dans ce nouvel espace où il garantit une parole, une autorité. Plus globalement, il y voit un bouleversement dans la transmission des savoirs, un déplacement dans la médiation. Le portrait type de l&#8217;enseignant efficace est de ce fait remodelé : &laquo;&nbsp;il sera un acteur, agissant et réagissant, s&#8217;efforçant toujours de garder ou de prendre l&#8217;initiative de la médiation&nbsp;&raquo;. La transmission en ligne (qui passe par des interactions vivantes) est aujourd&#8217;hui complémentaire de la médiation physique. On notera que NKM, notre secrétaire d’Etat à l’économie numérique a signalé ce post en parlant &laquo;&nbsp;d&#8217;un intéressant retour d&#8217;expérience d&#8217;un enseignant qui utilise Facebook comme &laquo;&nbsp;estrade virtuelle&nbsp;&raquo; avec ses étudiants.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Les révolutionnaires du numérique à l’école et l’idéologie du retard</strong></p>
<p>Cette expérience n’a rien d’exceptionnelle même si le retour qu’en fait Ertzscheid est passionnant car plongé dans l’action concrète. Ils sont en fait plusieurs milliers en France, ces enseignants anonymes qui sans rien dire à personne se saisissent du numérique pour prolonger le lien avec les élèves en dehors des heures de cours ou tout simplement pour enseigner autrement. Evidemment, à côté du million d’enseignants que compte l’Education Nationale, on peut considérer qu’il s’agit là d’une quantité négligeable, voire de l’exception qui confirme la règle. Serait-on en retard ? Comme on le sait, un discours lancinant propagé par des vendeurs de technologies numériques et repris par certaines élites égraine depuis plusieurs années les couplets et les refrains de l’éternelle rengaine sur la théorie du retard. La France serait en retard sur les pays anglo-saxons. Pour preuve le nombre de tableaux blancs interactifs installés…</p>
<p><strong>Mais les derniers pourraient devenir les premiers. C’est déjà arrivé !</strong></p>
<p>On connaît cette idéologie élaborée davantage pour convaincre de dépenser massivement des budgets publics dans du matériel et des contenus « modernes », que pour améliorer l’enseignement. Les études comparatives trop souvent citées montrent de réels écarts d’investissement en matériel et contenu, pas en matière de résultats (par définition plus difficiles à démonter). Ceux qui ont un peu de mémoire se souviendront que la même idéologie nous avait prédit le pire à la fin des années 90, compte tenu de notre retard de l’époque en équipement Internet. Et puis, miraculeusement, avec l’arrivée de vraies offres de connexion haut débit et surtout permanente (ADSL), les Français ont rattrapé leur retard d’équipements et d’usages à une vitesse vertigineuse. La France a d&#8217;ailleurs occupé plusieurs années de suite les premières places des classements pour sa vitesse à s&#8217;équiper.</p>
<p>Ces milliers d’enseignants dévoués et volontiers pionniers du numérique sont-ils l’exception qui confirme la règle (liée à la théorie du retard) ou constituent-ils au contraire la joyeuse cohorte des éclaireurs d’un mouvement qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur et à hisser la France au niveau des meilleurs, et ce à moindre frais. La dernière édition d’<a href="http://www.intertice.fr/">InterTICE</a>, le carrefour des usages pédagogiques du numérique qui s’est tenu au Cnit à la défense, début mai, a fini de nous convaincre de l’ineptie de la théorie du retard. Des enseignants en chair et en os se sont succédés pour expliquer à leurs collègues présents, leurs retours d’expérience : sur l’utilisation de Twitter en classe, sur l’utilisation de Google Wave avec les élèves, sur la fabrication d’un podcast, d’une enquête sur le web… Des initiatives, certes individuelles, mais si nombreuses et issues de toutes les régions que la théorie de l’exception qui confirme la règle ne tient pas.</p>
<p>Des milliers d’enseignants motivés, et encouragés par leurs premiers résultats, sont en train de convaincre une bonne partie de leurs collègues d’y aller. L’enthousiasme des élèves devrait faire le reste. La probabilité que la France rattrape son supposé « retard numérique » est une hypothèse d’autant plus crédible que les Anglais , pour ne citer qu’eux, devraient connaître quelques difficultés, en ces temps de compression budgétaire, à maintenir des investissements considérables auxquels aucune étude sérieuse n’apporte le crédit d’avoir profondément changer l’enseignement.</p>
<p><strong>Slate.fr ou le billet de l’infamie</strong></p>
<p>C’est dans ce contexte qu’intervient le vrai mal français. Lequel ? Cette faculté que possède une certaine élite parisienne de se moquer à travers les âges du système éducatif français et de le tourner en ridicule. L’attaque est récurrente et elle ne mérite vraiment pas d’être relevée sauf lorsqu’elle dépasse les bornes et qu’elle sape les meilleures bonnes volontés. C’est le cas d’un récent billet du site Slate.fr bizarrement intitulé « <a href="http://www.slate.fr/story/21799/editer-le-boucher-les-echos">le scandale de la génération X </a>». En fait de billet, il s’agit ni plus ni moins que d’une attaque au vitriol du corps enseignant français dont les propos frôlent l’incitation à la haine d&#8217;un groupe social nommément désigné et montré à la vindicte populaire. Morceaux choisis : « <em>L’Education nationale française, celle de l’égalité républicaine, la sélection par le mérite, est devenue pire que la Chine: elle ne sert plus qu’à promouvoir les fils du Parti, le parti scolaire (…/…) L’Etat providence doit faire cent fois mieux avec deux fois moins. Le premier et le plus important secteur à rebâtir est le système scolaire, qui peu à peu s’est mis à ne bien travailler que pour lui-même </em>».</p>
<p>Motif de l’ire, une statistique : 50 % des élèves de l’école polytechnique auraient au moins un de leurs deux parents qui serait enseignant, ce qui démontrerait à en croire le billet que les enseignants savent produire de la qualité mais la réserve à leurs enfants (CQFD). Quand on sait que l’auteur du billet  est diplômé en statistiques, on ne peut plus prétexter l’ignorance pour excuser de tels propos. Il s’agit plutôt d’une haine viscérale, exécutoire d’une souffrance probablement profonde dont les causes mériteraient d’être apaisées… mais lui seul en détient les clés. Au-delà de ce terrible billet, quel dommage que certaines élites parisiennes passent leur temps et leur talent à démolir l’œuvre de ces enseignants qui, tels des Sisyphe modernes, roulent leur pierre avec les élèves enthousiastes qui les accompagnent en attendant que la malédiction ne la ramène inexorablement vers la vallée. La France a toutes les chances de se saisir intelligemment du numérique et de rattraper son éventuel retard, à condition qu’on protège ses enseignants entreprenants (ils sont nombreux) du mal français toujours présent.</p>
<p><strong>Les vrais terrains innovants ne sont pas ceux auxquels on pense !</strong></p>
<p>On évoque la notion de retard dans le secteur de l&#8217;enseignement… Mais que se passe-t-il dans d&#8217;autres secteurs supposés plus en avance ? Qu&#8217;en est-il dans la France de l&#8217;efficacité chère à l’auteur du billet, je veux parler des entreprises ? Il est tout de même surprenant que les tableaux blancs interactifs y soient si peu installés et utilisés alors que les formations et les réunions y sont légion, qu’à notre connaissance la formation aux usages de Twitter comme outil de travail soit quasiment inexistante. Nous ne parlerons pas de ces intranets qui regorgent de textes que personne ne lit, pas plus que du pourcentage &laquo;&nbsp;epsilonesque&nbsp;&raquo; de contenus audiovisuels disponibles pourtant plébiscités par les internautes. Dans le système scolaire français, les web TV ne se comptent plus et la production audiovisuelle y est monnaie courante. C&#8217;est l&#8217;inverse dans les entreprises. Arrêtons cette énumération, la France en retard contre la France qui avance est une sécrétion purulente du mal français, celui qui empêche cette nation qui sait être si brillante lorsqu’elle se surpasse et tellement médiocre lorsqu’elle se déchire. Un pas supplémentaire a été franchi cette fois avec cet article de Slate.fr, la France du supposé retard  le ferait exprès ! Comme méthode d’incitation au changement, on peut difficilement faire pire. Ayant touché le fond, il ne reste plus qu’à rebondir. Allez enseignants de France, continuez à vous investir auprès de vos élèves notamment en profitant des technologies qui reconfigurent l’espace-temps et faites mentir l’auteur de ce billet…</p>
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		<title>Université 2.0 : quand le prof écume les réseaux sociaux !</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 13:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Digital natives]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Un professeur de faculté de l'université d'Avignon décide de ne pas noter un dossier de fin de semestre sous prétexte que ses étudiants en licence «Information et Communication » se sont entraidés via un groupe Facebook.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>L</strong>e site <em>Rue89 </em>du 03 février 2010 rapporte la décision d’un professeur de faculté de l&#8217;université d&#8217;Avignon de ne pas noter un dossier de fin de semestre sous prétexte que ses étudiants en licence «Information et Communication » se sont entraidés via un groupe Facebook.</p>
<p>Dans le cadre de leur cours de communication par l&#8217;image, ils devaient résumer les exposés des camarades de leur groupe, dans un dossier d&#8217;une trentaine de pages, pour la fin du semestre. Comme ils le faisaient en deuxième année, les « L3 » s&#8217;organisent pour pallier les défauts de la prise de note en classe en échangeant les éléments essentiels de leurs exposés via un groupe Facebook.</p>
<p>Sur le mur du groupe Facebook qu&#8217;elle a créé, Ludivine confie que le soi-disant « plagiat » n&#8217;est qu&#8217;un prétexte. Le problème, c&#8217;est Facebook : « Le support les dérange plus qu&#8217;autre chose et ils se doutent bien que chaque année les étudiants doivent partager leur travail pour s&#8217;entraider et compléter leur dossier, sachant qu&#8217;en cours, on zappe toujours quelques trucs. S&#8217;il n&#8217;y avait pas Facebook, on aurait fait tourner nos cours en mains propres ou par mail. Et on n&#8217;aurait pas eu de problèmes. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Q</strong>uand on voit l’ébullition créative en termes d’usages du numérique dans l’Education Nationale, notamment dans le secondaire, on ne peut être que consterné par cette aventure dans l’enseignement supérieur qui ne semble pas être le seul fait d’un enseignant refusant d’adapter ses méthodes à l’ère du numérique. En effet, la réponse faite à Rue89 par le doyen est éloquente « […] Nos étudiants deviennent très malins et les enseignants (malins), eux aussi sont sur Facebook (et d&#8217;autres réseaux sociaux). Ce qui conduit à des situations cocasses». Il y a fort à parier que le professeur a été félicité pour être aussi astucieux que ses élèves et être, lui aussi, un as de Facebook. Sûr qu’ils sont contents d’eux… ces deux là !</p>
<p>Quand on prend conscience que la discipline enseignée est l’information et la communication, on comprend à quel point cette formation rapproche les jeunes du monde du travail (sic). C’est vrai qu’aucun journaliste ne recopie jamais bêtement une dépêche AFP. Il ne faudrait pas que ces apprentis journalistes une fois dans la vie active se dépêchent d’aller sur Facebook pour traiter leur sujet. Imaginez ce que cela aurait pu donner pour le cas de la fameuse Zahia D de l’affaire Ribery.</p>
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		<item>
		<title>Pour vos données Facebook, la vraie menace ne vient pas forcément des personnes que l&#8217;on croit !</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/pour-vos-donnees-facebook-la-vraie-menace-ne-vient-pas-forcement-des-personnes-que-lon-croit</link>
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		<pubDate>Fri, 21 May 2010 15:16:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité - vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment se faire siphonner ses données confidentielles Facebook en suivant les conseils d'un leader d'opinion dans le petit monde des geeks. 
Merci la psychose ambiante entretenue par les journalistes en mal de sensationnalisme. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Eric Dupin, l&#8217;animateur de Presse Citron, &laquo;&nbsp;le blog geek et hightech de référence &laquo;&nbsp;, a signé le <a href="http://www.presse-citron.net/voir-exactement-les-informations-publiques-de-votre-profil-facebook-avec-profilewatch">18 mai 2010 un billet</a> relevant la complexité d&#8217;utilisation de Facebook pour les  internautes non avertis. Il constate que ces néophytes, type &laquo;&nbsp;monsieur Toutlemonde et sa femme madame Michu&nbsp;&raquo;,  ignorent totalement les risques qu&#8217;ils prennent en inscrivant leurs données personnelles sur ce réseau social et semblent même s&#8217;en moquer éperdument. Pour qu&#8217;ils prennent conscience des dangers qui les menacent, Eric Dupin leur propose d&#8217;utiliser un outil baptisé <strong>Profile Watch</strong> (<em>dont nous mettons pas le lien hypertext pour des raisons qui vont devenir évidentes</em>) qui permet d&#8217;établir grâce à une analyse fine des paramètres de leur profil facebook leur véritable niveau de confidentialité, lequel démontre dans la plupart des cas toute la fourberie et la perversité de Facebook car les informations que le grand public – crédule &#8211; croyait protégées, ne le sont en fait pas du tout. Comble du professionnalisme du site, l’analyse du profil abouti à une note : un score de confidentialité.</p>
<p>Eric Dupin va jusqu&#8217;à guider les internautes dans leur première approche du logiciel en leur proposant une traduction française des consignes : d’abord se connecter à Facebook [<em>la plupart des gens demandant de mémoriser leur identifiant + mot de passe de connexion, ils ont de moins en moins  conscience qu'ils sont connectés à  une page protégée par mot de passe - NDLR</em>]. Cliquer sur l’onglet mon profil. Copier l’adresse url [<em>de cette page privée - NDLR</em>] et coller le tout dans le champ prévu à cet effet sur le site Profilewatch.org, un site dont on ne sait rien, dont l&#8217;auteur du post ne dit rien (Quel usage fera ProfilWatch.org de cette adresse url ? Eric Dupin le sait-il seulement ?).  Vous l&#8217;avez compris,  le tour est joué, vous venez de vous faire siphonner les informations privées de votre profil Facebook. La faute en revient-elle exclusivement au réseau social ou bien faut-il aussi montrer du doigt ces journalistes qui entretiennent l’actuelle psychose à propos de Facebook sans rien comprendre à ce qu’ils écrivent, ces pseudo-spécialistes qui conseillent les pires bêtises à leurs lecteurs, se faisant ainsi les supplétifs zélés  des nouveaux « saigneurs » du web, à savoir ces ingénieurs sociaux qui utilisent leurs connaissances de l’humain (peur, incrédulité, ignorance, isolement…) pour se faire ouvrir, en douceur et à moindre frais, les portes qui leur étaient fermées.</p>
<p>Rappelons tout de même que le site Presse Citron est réputé être consulté par 15 000 visiteurs uniques/jour au compteur, pour 1 million de pages vues par mois. A supposer que son lectorat, confiant, suive la démarche qu&#8217;il préconise, ça fait peur pour la sécurité de nos données personnelles !  Et que dire de celles des enfants, poussés par  leurs parents lecteurs de Presse Citron à se « scorer » sur Profilewatch (ou l&#8217;un des sites équivalents qui se répandent). Comme la plupart des gosses &#8211; contrairement à ce qu’affirment les mêmes pseudo-spécialistes &#8211; ne maîtrisent pas vraiment ces technologies, ils risquent fort de céder aux injonctions parentales armées des meilleures intentions. Mais justement l’enfer numérique est pavé des meilleures intentions.</p>
<p>Qu’on soit clair, nous sommes tous susceptibles de nous faire piéger par un bon ingénieur social, ingénieux en diable comme il se doit. Le seul antidote, en être bien conscient et ne pas prendre de trop haut les &laquo;&nbsp;madame Michu&nbsp;&raquo; et leur ignorance crasse de la technologie, enfin et peut-être surtout, prendre avec circonspection et se méfier des bons conseils des geeks et autres utilisateurs intensifs plus enclins à essayer un nouvel outil ou un nouveau site et à le commenter qu’à réfléchir à son utilité et ses conditions d’utilisation paisible.</p>
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