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	<title>Revolutionnaires du numerique &#187; Web collaboratif (2.0)</title>
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	<description>Des révolutionnaires inattendus pour une révolution trop annoncée ?</description>
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		<title>Si le web 2.0 m’était compté…</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 16:32:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Web collaboratif (2.0)]]></category>
		<category><![CDATA[crowdsourcing]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Grâce au 2.0, les auteurs qui souhaitent être édités ont trouvé un moyen de contourner les éditeurs. Mais la démarche d'auto-publication reste réservée à des marchés de niche et pour le moment ne compte à son actif aucun best-seller…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme la plupart des industries de contenu, le monde de l’édition ne se porte pas très bien. En réponse à cette crise, les maisons d’édition se concentrent autant que possible sur les gros coups potentiels (blockbuster) délaissant par le fait les sujets condamnés à générer de petites audiences.<br />
On prête au web communautaire (dit 2.0) la capacité à casser cette machine infernale en offrant aux auteurs de niche (faible audience prévisible) des moyens d’existence. Un article de la revue <em><a title="edition" href="http://www.technologyreview.com/web/26945/?mod=MagOur&amp;a=f">Technology Review</a></em> confirme cette possibilité d’autoproduction en relatant la réussite du projet de Meaghan O&#8217;Connell et Melissa Gira Grant, fermement décidées à publier une anthologie sur le thème des histoires de sexe en dépit d&#8217;une fin de non-recevoir déjà adressée aux deux femmes par des éditeurs.</p>
<p>Elles ont lancé leur projet par l’intermédiaire du site de micro-financement Kickstarter, un site de &laquo;&nbsp;crowd-funding&nbsp;&raquo; qui apporte une aide au lancement de projets en combinant investissement et bienfaisance : les donateurs obtiennent, en effet, quelques avantages en retour de leur don tels que copies des films ou de la musique produite, contact avec les artistes&#8230;</p>
<p><em>Technology Review</em> rappelle que l’histoire de l’autoproduction littéraire répandue au XIXème siècle reposait déjà sur la mobilisation d’un réseau de connaissances (on ne disait pas encore réseaux sociaux à l’époque) pour trouver des sponsors et des donateurs qui, outre le financement assurerait également un certain bouche-à-oreille. Finalement, l’intérêt du web 2.0 serait d’innover en réinventant les pratiques d’hier. Mais cela ne serait pas si mal si de telles pratiques assuraient une diversité littéraire que le libéralisme économique semble ne plus assurer.<br />
L’article, et c’est son grand intérêt, relativise ce succès et surtout lui attribue une dimension très précise dans le monde de l’édition. Si des œuvres significatives du point de vue culturel peuvent émerger là où elles n’auraient pas dû voir le jour, grâce à ce mode de financement de proximité, il faut reconnaître que les records de ventes ne viennent pas et ne viendront sans doute jamais (sauf exception impossible à reproduire) des canaux collaboratifs. Les best-sellers sont en effet le fruit d’un marketing de masse et non d’un travail littéraire. Cet aspect marketing s’élabore en proximité avec les médias de masse. Ce monde fonctionne en circuit fermé.<br />
Si, grâce au 2.0, il est possible de contourner les éditeurs, il faut bien reconnaître qu’il condamne aussi à réussir sans les médias de masse (ce qui éloigne obligatoirement du box office).</p>
<p>La démarche d&#8217;auto-publication reste donc réservée à des marchés de niche (qui n&#8217;intéressent pas les grands éditeurs) ou à des actions ponctuelles. A lire l’article de <em>Technology review</em>, il semblerait donc que le phénomène MyMajorCompany qui a réussi quelques grands succès dans le secteur de la musique (en permettant à des jeunes chanteurs, à l&#8217;exemple de Grégoire, de se produire et de connaître une notoriété et un fort succès) ne puisse pas se reproduire dans le domaine de l’édition.</p>
<p>Peu rentable, énergivore, chronophage, l’autoproduction use les plus résistants même si l’expérience représente une aventure humaine passionnante, notamment pour l&#8217;écrivain.</p>
<p>On pourrait également comprendre avec ce témoignage qui relativise une idée préconçue, les raisons de la difficulté des grandes entreprises à se saisir du 2.0. Le web 2.0 est-il conçu pour les grandes entreprises ou seulement pour les petites entreprises agiles qui se battent pour défendre un point de vue et non une part de marché ?</p>
<p>En quelques mots l’histoire de Grant et O’Connell relatée par<em> Technology Review :</em></p>
<p><em>Pour accompagner leur démarche d&#8217;autopublication et obtenir les fonds nécessaires, Grant et O&#8217;Connell ont mis en ligne sur le site Kickstarter une vidéo présentant des extraits vocaux de l&#8217;ouvrage intitulé &laquo;&nbsp;Coming and Crying&nbsp;&raquo;.  En quelques heures seulement, elles ont réussi à atteindre leur objectif de 3 000 dollars de financement et, six semaines plus tard, elles le dépassaient de 14 242 dollars ! </em></p>
<p><em>Restait cependant à tenir leurs promesses auprès de leurs 651 sponsors. Meaghan O&#8217;Connell et Melissa Gira Grant ont alors appris sur le tas le métier d&#8217;éditeur : concevoir la maquette d&#8217;un ouvrage, imprimer, faire le marketing et diffuser un livre imprimé (la contrainte était qu&#8217;aucun ebook ni aucune version en ligne de l&#8217;ouvrage ne sortent ; cet ouvrage devait offrir aux blogueurs contributeurs l&#8217;opportunité de pouvoir lire leur nom sur une page physique en papier).</em></p>
<p><em>L&#8217;auto-publication n&#8217;a rien de nouveau, la publication en ligne non plus. La publication par souscription connaît des précédents : de nombreux ouvrages à succès du 19<sup>e</sup> siècle ont été d&#8217;abord édités en un petit nombre d&#8217;exemplaires puis présentés à un cercle de souscripteurs. Mais la façon dont Grant et O&#8217;Connell ont publié Coming and Crying via Kickstarter est vraiment sans équivalent. Utilisant leurs réseaux sociaux et de blogging pour susciter l&#8217;intérêt, les auteurs ont offert aux personnes qui visitaient leur page d&#8217;accueil la possibilité de contribuer à différents niveaux, lesquels, en échange, offraient aux donateurs différents degrés d&#8217;accès dans le processus de réalisation du livre. Ainsi, un dollar donnait accès au blog semi-privé autour du livre, quinze dollars garantissaient une copie de l&#8217;ouvrage, les donations supérieures accordaient un accès à des discussions en messagerie instantanée, des lectures privées, des histoires écrites sur mesure. </em></p>
<p><em>Elles ont à ce jour vendu 1 000 exemplaires de leur ouvrage. Cela peut paraître peu, mais il faut savoir que de nombreux romans ou œuvres non romanesques de qualité des grands éditeurs ne sont vendus qu&#8217;à trois à quatre fois plus d&#8217;exemplaires. On peut donc parler de success story. Grant et O&#8217;Connell ont non seulement procuré à un lectorat de niche un ouvrage qu&#8217;il souhaitait de toute évidence mais ont encore contourné toutes les difficultés liées au contexte de l&#8217;industrie du livre.</em></p>
<p><em>Malgré ce beau succès qui a été stimulant pour elles, ces jeunes femmes avouent cependant que la démarche n&#8217;est pas très lucrative et qu&#8217;elles ont renoncé à en faire une activité à plein temps. Elles expliquent aussi qu&#8217;avoir des mécènes peut entrer en contradiction avec une expression sans entrave. Ainsi, malgré cette aventure exaltante sur certains aspects, O&#8217;Connell a pour ambition aujourd&#8217;hui de publier son propre livre mais elle n&#8217;envisage plus de recourir à Kickstarter.</em></p>
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		<title>Breloque 2.0 : la légion des contributeurs</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:18:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Web collaboratif (2.0)]]></category>

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		<description><![CDATA[The Huffington Post a mis récemment en place sur son site des pictogrammes permettant d'identifier immédiatement le profil du membre de la communauté qui s'exprime. Objectif : impliquer davantage sa communauté, la rendre plus réactive, améliorer la qualité du débat et de la conversation sur son site.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>The Huffington Post, un journal en ligne qui connaît une forte notoriété aux Etats-Unis, annonce le 29 avril 2010 qu’il met en place sur son site, des pictogrammes permettant d&#8217;identifier immédiatement le profil du membre de la communauté qui s&#8217;exprime.<br />
Objectif : impliquer davantage sa communauté, la rendre plus réactive, améliorer la qualité du débat et de la conversation sur son site.<br />
Ces pictogrammes permettent, en effet, de distinguer :<br />
-  Le &laquo;&nbsp;Networker&nbsp;&raquo;, qui se caractérise par le grand nombre d&#8217;amis, de fans ou de followers qui le suivent ;<br />
-  Le &laquo;&nbsp;Superuser&nbsp;&raquo;, qui n&#8217;hésite pas à proposer du contenu, des posts, des commentaires ;<br />
-  Le &laquo;&nbsp;Moderator&nbsp;&raquo;, un membre actif qui surveille les billets des autres et propose la suppression de ceux qui lui semblent inappropriés. Le statut de &laquo;&nbsp;Moderator&nbsp;&raquo; se décline même en plusieurs niveaux, permettant à ceux ayant atteint le niveau le plus élevé de pouvoir de leur propre chef supprimer les commentaires inappropriés sans validation de la rédaction.<br />
D’autres pictogrammes devraient être créés à l&#8217;avenir.</p>
<p>Le principe collaboratif cher au web 2.0 aurait-il des limites ? Même aux Etats-Unis où la culture citoyenne est davantage versée vers la participation, les contributeurs vraiment actifs ne pèsent que 1 à 2 % des visiteurs d’un site, 10 % sont des contributeurs occasionnels et 90% de simples suiveurs, utilisateurs, consommateurs…<br />
Récompenser, valoriser, encourager ses contributeurs actifs est un enjeu majeur pour un site. En profiter pour développer de la confiance avec eux et donc les intégrer dans le processus de production (c’est le cas lorsqu’on en autorise certains à supprimer des commentaires d’utilisateurs sans l’aval de la rédaction) est également une source de réactivité, de qualité et de coût. Lorsque Wikipedia a mis en place une forme un peu similaire de modération, écornant son modèle initial, de nombreux observateurs ont prétendu que cela signait la fin de son modèle collaboratif. En fait, ce pourrait être exactement l’inverse. Seuls les sites pourvus d’une grande audience et d’une importante communauté de contributeurs (de différentes natures) ont intérêt le faire. Ils disposent de la masse suffisante pour mettre en œuvre un système de reconnaissance à différents étages, une sorte de légion d’honneur de la collaboration. On est en plein de cœur du « réacteur » de l’usine collaborative. A quand la rémunération de certains ? Loin de signer la fin du modèle, la rémunération (indemnisation ?) des acteurs à forte valeur ajoutée (démontrée et pas seulement déclarée) ne sera pas le signe de la fin d’un modèle, mais au contraire l’aboutissement d’un modèle en quête de sa viabilité depuis longtemps.<br />
Rappelons que<strong> </strong>The Huffington Post est un journal d&#8217;information américain sur Internet faisant depuis toujours appel à de nombreuses collaborations et sources externes. Son contenu est un mélange de blog­ging et de journalisme d’investigation. Depuis le début, il expérimente de nouvelles formes éditoriales. Le site &#8211; très populaire aux USA &#8211; a gagné, deux années de suite, les Webby Awards dans la catégorie blog politique.</p>
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		<title>Sécuriser par la vidéosurveillance ? mon œil !</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 10:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Web collaboratif (2.0)]]></category>
		<category><![CDATA[collaboratif]]></category>
		<category><![CDATA[participatif]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que certains rêvent d'une vidéosurveillance généralisée pilotée par des robots, d'autres expériences (LAPD à Los Angeles) s'en remettent à un réseau social de citoyens "concernés"...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lettre professionnelle <em>Vidéosurveillance infos</em> datée du <em>16 septembre 2009</em> annonce la commercialisation d’offres de vidéosurveillance « assistées par ordinateur », en attendant dans un avenir plus lointain une possible vidéosurveillance sans la moindre intervention humaine. Les offres commercialisées par Keeneo et Viseox sont des dispositifs classiques de surveillance (caméras, régie…), auxquels s’ajoutent un logiciel d’intelligence vidéo qui permet d’identifier des évènements tels qu’une intrusion, de différencier s’il s’agit d’un animal d’un humain et donc d’alerter à bon escient selon un scénario prédéfini, un surveillant qui n’a plus besoin de rester scotché à son écran. « Un service d’autant plus utile que plusieurs études ont montré qu’un vidéo-opérateur ne peut rester concentré plus de vingt minutes consécutives », précise le représentant d’un des deux fournisseurs de solution.</p>
<p>Tout enseignant a appris que le niveau de concentration faiblit irrémédiablement après 20 minutes d’un effort continu. Pourquoi en serait-il autrement d’un vidéo-opérateur scotché devant un spectacle, reconnaissons-le, pas très haletant…</p>
<p>Il est juste dommage d’apprendre l’argument au moment où les vendeurs viennent vendre les nouvelles générations de machines. On pense aux municipalités qui ont investi dans des dispositifs classiques de vidéo surveillance à qui on avait oublié de préciser qu’il fallait envoyer chaque vidéo-opérateur en pause toutes les 20 minutes… Elles auront découvert un peu tard, soit que leurs systèmes sont inopérants, soit qu’ils sont beaucoup plus onéreux que prévu, en coûts d’exploitation. En fait, pour avoir une véritable évaluation d’une technologie, il est peut-être souhaitable de se fier au discours des vendeurs qui vendent la technologie d’après ?</p>
<p>D’aucuns feront remarquer qu’en fait, l’enjeu est uniquement dans la dissuasion. Comme dans le fameux Panopticon de Jeremy Bentham, cette prison idéale surveillée par un seul surveillant placé au centre, ce qui est important n’est pas de surveiller tout le monde en même temps (ce qui est impossible) mais que les observés croient qu’on les observe en permanence.</p>
<p>Mais pendant que nous cherchons à rendre la surveillance automatisée (un jour), le département de la police de Los Angeles (LAPD) vient de mettre au point un système de surveillance social pour lutter contre le terrorisme : <a title="iwatch" href="http://www.lapdonline.org/iwatchla">« Iwatch »</a>. Tout citoyen est incité à surveiller et à alerter, un système collaboratif de surveillance citoyenne. Théorisé comme un principe de sousveillance, (surveillance signifiant alors « par au-dessus », donc Bigbrother ; sousveillance signifiant « par en-dessous », donc collaboratif, 2.0, citoyenne). Une manière de ramener, dans nos villes impersonnelles, un peu de l’aimable pression sociale qui existait dans nos bons vieux villages du Moyen-âge…</p>
<p>Pour ceux qui n’auraient pas encore compris le traumatisme américain du 11 septembre, la publicité du LAPD sur son système social de surveillance est à recommander très chaudement, et à visionner sur <a href="http://www.dailymotion.com/video/xawvrk_iwatch-un-programme-orwellien-du-la_webcam">http://www.dailymotion.com/video/xawvrk_iwatch-un-programme-orwellien-du-la_webcam</a>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xawvrk" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xawvrk" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xawvrk_iwatch-un-programme-orwellien-du-la_webcam">iWatch, un programme Orwellien du LAPD</a></strong><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/webcam"><br />
</a></em>Extrait : &laquo;&nbsp;I watch my street, I watch my city, I watch my community, I watch my America,&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;I watch, I report, I keep us safe.&nbsp;&raquo;</p>
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