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	<title>Revolutionnaires du numerique &#187; Non classé</title>
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	<description>Des révolutionnaires inattendus pour une révolution trop annoncée ?</description>
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		<title>Enseigner par le jeu pour enseigner mieux ?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jun 2011 08:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[S’il est facile de prédire la croissance vertigineuse que prendra le jeu numérique dans nos sociétés de demain, il est beaucoup plus aventureux de prétendre que le jeu permettra de transformer la société et de résoudre des problèmes jusqu’ici insolubles... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le jeu vidéo fait l’objet de nombreux discours largement contradictoires. Grand Satan pour les uns, solution à presque tous nos problèmes pour les autres. </strong><a href="http://www.internetactu.net/2011/06/10/quest-to-lean-lecole-ou-lon-joue-a-apprendre/"><strong>Un article d’Internet Actu</strong></a><strong> qui relate l’expérience new yorkaise d’une école d’un nouveau type, laquelle place le jeu au centre de la pédagogie, peut servir de prétexte à une petite prise de recul sur le rôle possible du jeu dans la société numérique.</strong></p>
<p><strong>Apprendre par le jeu</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>L’intégration des technologies à l’école s’est longtemps limitée à la salle d’informatique où l’on apprend quelques fonctionnalités de Word. C’est par un tel rappel contextuel que débute un article d’Internet Actu nous présentant une future révolution dans la pédagogie : l’introduction du jeu vidéo. En effet, Katie Salen, conceptrice de jeux et directrice de l&#8217;Institute of Play, un organisme qui veut promouvoir le jeu comme activité d’intégration sociale et de développement personnel, présentait récemment à Paris l’expérience de l’école d’un nouveau type « <a href="http://q2l.org/">Quest to learn</a> » créée en 2009, à New York. Une école qui prétend enseigner autrement (par le jeu), pour enseigner mieux !<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>L’article d’Internet Actu dresse un petit descriptif de l’école. Dans chaque classe de Quest to learn, l’enseignant traditionnel est assisté d’un concepteur de jeu qui aide les enfants à développer leur projet. Chaque classe doit mettre en place un jeu correspondant aux enseignements qu’elle reçoit. Précision : les programmes sont les mêmes que dans l’enseignement traditionnel. L’enfant acquiert des compétences en maths, en physique, en histoire, en lettres en passant par des procédures radicalement différentes. Les enfants sont ainsi conduits à acquérir des connaissances en physique par exemple en devenant des scientifiques chargés d’élaborer une théorie sur le comportement de la lumière (<em>interaction avec la lumière, simulation 3D, modélisation, raisonnement scientifique sont mobilisés</em>). Les humanités ne sont pas oubliées et une téléportation dans la Grèce ancienne leur est proposée. Ils deviennent ainsi les conseillers stratégiques du Conseil des anciens de Sparte confrontés à une grave décision à prendre vis-à-vis d’Athènes (<em>recueil documentaire, analyse des données historiques, géographiques et autres, co-élaboration de scénarios, développement d’une argumentation font ainsi partie du programme</em>). <strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>Il est encore trop tôt pour dire si Quest to learn changera les méthodes traditionnelles d’éducation mais le concept a l’air de plaire, puisqu’une seconde école s’ouvrira, en septembre, à Chicago, conclut l’article d’Internet Actu.<strong> </strong></p>
<p><strong>Une inexorable montée en puissance du rôle du jeu</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>S’il est facile de prédire la croissance vertigineuse que prendra le jeu dans nos sociétés de demain (le livre <em>Les révolutionnaires du numérique</em> y consacre d’ailleurs un chapitre entier), il est beaucoup plus aventureux de prétendre que le jeu permettra de transformer la société et de résoudre des problèmes jusqu’ici insolubles comme le prétendent des enthousiastes impénitents, telle Jane Mc Gonigal dans son <a href="http://www.ted.com/talks/jane_mcgonigal_gaming_can_make_a_better_world.html">intervention à la conférence TED</a>. Quant à savoir la place que le jeu réussira à prendre dans la pédagogie, l’expérience tentée à New York, pour intéressante qu’elle soit, ne démontre pas grand-chose.</p>
<p>Bien sûr, le jeu pourrait permettre un certain réinvestissement des élèves qui ont tendance à s’ennuyer en classe. Mais l’idée que les élèves apprennent mieux lorsqu’ils sont intéressés n’est pas vraiment nouvelle. Elle fait même partie des fondamentaux de la pédagogie, du moins en théorie, car évidemment dans la pratique, il est aisé de constater que beaucoup d’élèves s’ennuient et que beaucoup d’enseignants ne cherchent plus trop les moyens de créer de l’attention. Pour ceux qui ont essayé, il faut reconnaître que ce qui marchait hier avec une classe ne fonctionne plus aujourd&#8217;hui avec une autre. Développer l’intérêt chez l’autre est une mission de plus en plus difficile dont les éventuels résultats positifs sont de plus en plus fugaces…</p>
<p><strong>Apprendre n’est pas jouer</strong></p>
<p>Lorsqu’on veut réfléchir aux jeux numériques, il est indispensable de faire une petite visite sur le blog de Yann Leroux, Psy et Geek, qui fournit l’une des analyses les plus fines et les plus étayées que l’on puisse trouver sur le sujet.<br />
Dans <a href="http://www.psyetgeek.com/les-rhtoriques-du-jeu-vido">un billet récent</a>, Yann Leroux, qui s’appuie sur l’analyse de Brian Sutton-Smith dans <em>The Ambiguity of Play</em> (1997), rappelle les sept rhétoriques sous-jacentes au jeu (Rhétorique du pouvoir, du progrès, de l’identité, du self, de l’imaginaire…). Par rhétorique, Brian Sutton-Smith comprend un « discours persuasif utilisé par un groupe pour persuader les autres de la véracité et de l’intérêt de leurs croyances ». Il s’agit donc d’affirmations qui justifient dans notre société des idées et des croyances sur les jeux et qui orientent également les recherches qui sont faites à leur sujet. Du point de vue de Leroux, les choses sont claires, les discours sur le jeu sont idéologiques (plusieurs idéologies s’entrechoquent) et même les recherches (et donc les chercheurs) sont influencées par ces croyances non étayées par des faits.<br />
Pour Leroux &#8211; que l’on ne peut pas accuser de posture critique a priori vis-à-vis du jeu &#8211; toutes les initiatives de type « Quest to learn » ou d’autres ne peuvent donc pas, du moins à l’heure actuelle, être cautionnées par des travaux de recherche sérieux. Pire, à terme, ces initiatives sont vouées à un certain échec car le jeu ne « s’apprivoise pas », écrit-il dans <a href="http://www.psyetgeek.com/a-propos-de-matres-ou-esclaves-du-numrique-de-benoit-sillard">un autre billet consacré au livre, <em>Maîtres ou esclaves du numérique ?</em></a><em>,</em> de Benoît Sillard. Le jeu ne peut qu’échapper à ceux qui sont sensés le maîtriser. « <em>Les jeux vidéo ne tiendront pas dans le corset étroit du serious game</em> ». Une telle affirmation ne signifie évidemment pas qu’il ne puisse pas exister des initiatives intéressantes et utiles de jeux sérieux, que ce soit à l’école ou dans l’entreprise, mais les jeux sérieux ne sauveront pas le monde. Si le jeu a vocation à échapper à ses concepteurs, comment imaginer que la masse des enseignants puisse &#8211; avec les moyens mis à leur disposition &#8211; massivement utiliser le jeu au cœur de la pédagogie ?</p>
<p><strong>Une société sans idéologie peut-elle faire face à ses défis ?</strong></p>
<p>Si les critiques de Yann Leroux sont suffisamment étayées pour calmer sérieusement les ardeurs des idéologues du jeu comme moyen de résoudre nos plus grands problèmes de société, on pourrait être tenté d’inverser le propos et de se demander ce qui pourrait permettre de résoudre de tels problèmes dont on sent bien qu’ils ont plutôt tendance à s’aggraver. Comment résoudre nos problèmes de société alors que les méthodes anciennes ne fonctionnent plus ou que nous ne savons plus les mobiliser ? La disparition des grandes idéologies n’a-t-elle pas laissé la place à une société sans but, sans dialectique ? Comment faire face à la complexité grandissante et à la dématérialisation croissante de nos sociétés sans faire appel soit aux facultés d’abstraction qui sont très inégalement réparties et de toute façon limitées, soit à certains types de jeux qui peuvent permettre un réinvestissement de quasiment tout le monde ? Certes, comme le souligne Leroux, le jeu nous échappera, il n’est pas possible de le maîtriser. Mais l’argument est-il définitif ? Sommes-nous capables de maîtriser quoi que ce soit de puissant ? Le discours sur le jeu sérieux est sûrement une idéologie, Leroux a raison, mais pouvons-nous vivre sans idéologie ? Et l’idéologie du jeu sérieux n’a-t-elle pas également le grand mérite de faire vaciller sur ses bases une autre idéologie, celle du management scientifique en cours  dans les entreprises et dans les politiques publiques (notamment éducatives), et son cortège de mythes (la maîtrise, l’efficacité, la gouvernance, la rentabilité, l’alignement…) ?</p>
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		<title>Se cacher sous les yeux de ceux qui veulent nous surveiller</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/se-cacher-sous-les-yeux-de-ceux-qui-veulent-nous-surveiller</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 09:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[L'histoire de Sarah qui recourt à des stratagèmes pour partager des confidences avec ses amis sur Facebook est riche d'enseignements...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’excellent blog &laquo;&nbsp;<a href="http://webtribulation.com/2011/02/21/votre-vie-privee-sur-facebook-apprendre-a-se-cacher-en-pleine-lumiere/">Web tribulation</a>&nbsp;&raquo; reprend et détaille un article de Clive Thomson initialement paru en anglais dans la revue <em>Wired</em>. L’article s’articule autour des confidences sentimentalo-numériques de Sarah. Comme beaucoup d&#8217;adolescents, elle accorde une place centrale aux relations qu&#8217;elle mène avec ses amis sur le réseau social Facebook. Problème, ses parents, un peu inquiets par ce que l&#8217;on entend dire sur Facebook [no comment…NDLR], n&#8217;hésitent pas à la surveiller en lisant son profil quotidiennement. Alors, pour déjouer leur surveillance et pour s&#8217;aménager un jardin privé avec ses amis, Sarah &laquo;&nbsp;hacke&nbsp;&raquo; son langage. En clair, elle utilise une sorte de langage codé pour confier ses sentiments à ses ami (e)s qu&#8217;eux seuls peuvent comprendre. Elle s&#8217;appuie par exemple sur des répliques de films ou des paroles de chanson parfaitement connus et intégrés par ses amis mais qui ne font pas partie de la culture de ses parents et autres observateurs importuns. Résultat, ces derniers passent à côté des états d’âme réels de la jeune fille.<br />
D&#8217;autres adolescents utilisent des stratagèmes plus complexes pour protéger leur intimité. Ils désactivent leur compte Facebook à chaque fois qu&#8217;ils s&#8217;en déconnectent, faisant disparaître ainsi toute trace visible de ce qui a été publié sur leur mur. Leur profil Facebook fonctionne alors comme &laquo;&nbsp;un club privé&nbsp;&raquo; accessible uniquement pendant leurs heures de connexion, ce qui diminue substantiellement les possibilités d’observation par autrui (y compris par leurs parents qui s&#8217;autorisent à consulter leur mur grâce à un statut d’ami quelque peu &laquo;&nbsp;extorqué&nbsp;&raquo;).</p>
<p><strong>Se fondre dans la foule des anonymes pour tromper les contrôles</strong><br />
Mais n’y a-t-il que les adolescents et leurs parents pour jouer au chat et à la souris dans les espaces numériques ? Les dictatures menacées ne cherchent-elles pas à couper le fil pour lutter contre les tentatives d’organisation de la subversion tout en utilisant le même Internet pour essayer d’identifier les meneurs ? Les démocraties ne renforcent-elles pas, de leur côté, leur contrôle de l’Internet sous le prétexte un peu facile de la protection de la propriété artistique (Hadopi) ou de la lutte contre le terrorisme et la pédophilie (Loppsi) ? Il ne faudra pas se dire surpris de l’inefficacité de telles mesures le jour du bilan. L’histoire de Sarah et de ses amis est édifiante et les enseignements à en tirer dépassent de beaucoup la seule relation parent-enfant.</p>
<p>La puissance des outils de communication sur le Net réside dans le fait que les usages se développent au gré des fantaisies et des besoins des individus et des groupes qui les utilisent et se les approprient dans tous les sens du terme (appelons-les communautés en ligne). Comment s’étonner que la première vertu des communautés en ligne soit de tenir à bonne distance les non-membres ? N’est-ce pas le propre de toute communauté ? Les codes sociaux et culturels se développent dans la communauté (en ligne et hors ligne) en vue à la fois de cimenter les liens en interne et d’ériger des remparts de plus en plus infranchissables vis-à-vis de l’extérieur. Ce faisant, les communautés s’excluent toujours davantage les unes des autres. Il serait temps de comprendre que le communautarisme, fut-il virtuel, est tout de même une forme de communautarisme avec ses vices et ses vertus.<br />
Souhaitons bon courage à ceux qui rêvent de se rendre seigneur et maître de l’outil technologique. Le programme Echelon américain n’a-t-il pas réussi son objectif d’écouter toutes les conversations dans le monde (ou presque) tout en laissant libre cours aux attentats du 11 septembre dont de nombreuses conversations préparatoires étaient dans les ordinateurs fédéraux ?<br />
Se cacher sans en avoir l’air n’a-t-il pas toujours été le nec plus ultra de la dissimulation ? Les gens qui se cachent finissent toujours par se faire repérer, d’autant qu’ils sont forcément suspects puisque c’est bien connu, au moins dans l’esprit des censeurs, seuls les gens qui ont quelque chose à cacher cherchent à se dissimuler. Les censeurs recherchent Julian Assange et les Anonymous et délaissent ainsi ceux qui restent en pleine lumière et utilisent la culture pour se dissimuler.</p>
<p><strong>La culture, mère de toutes les subversions ?</strong><br />
La culture est décidemment subversive. Elle l’est d’autant plus que son rôle est ignoré, voire nié par les censeurs. Pourtant, et ce n&#8217;est qu&#8217;un exemple, on sait que tenter d’expliquer les évènements de mai 68 en faisant l’impasse sur le rôle joué par la musique est voué à l’échec. A l&#8217;époque un gigantesque général, un vrai démocrate celui-là, qui ne pouvait cependant pas s&#8217;empêcher de contrôler l&#8217;information ne contrôlait déjà plus la culture et notamment la plus populaire auprès des jeunes : la musique. Le numérique n’est pas seulement une affaire de technologie, de fonctionnalités, de dextérité, de maîtrise&#8230; Ce n&#8217;est pas non plus seulement une affaire d&#8217;information. C’est également, et peut-être surtout, une affaire de culture, de partage de codes, de valeurs, d’aspirations, d’émotions et de représentation du monde, et c’est autrement plus subversif.<br />
Si les révolutions du monde arabe ont, comme on nous le dit &laquo;&nbsp;quelque chose de numérique&nbsp;&raquo;, les historiens auront sûrement avantage à creuser cette piste culturelle plutôt que celle de l’information.</p>
<p><strong>Tous des censeurs</strong><br />
Quand aux espions que nous sommes tous vis-à-vis de nos enfants (sic), il reste à se convaincre que nous, nous le faisons vraiment pour leur bien et que nous parviendrons mieux que les censeurs d’Etat à décrypter les ambivalences de leurs conversations (resic).</p>
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		<title>La révolution tunisienne n’est pas une révolution Internet, c’est une révolution à l’heure de l’Internet</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 11:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le blog « révolutionnaires du numérique » s'interroge sur le rôle joué par Internet dans la révolution tunisienne en cours...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’actuelle révolution que mènent les Tunisiens impressionne le monde entier. Elle fait l’objet, et ce n’est pas trop tôt, d’une attention médiatique inégalée. Il faut dire que l’effet de surprise est considérable. Personne n’avait imaginé la chute de Ben Ali de cette manière-là, même ceux, très peu nombreux, qui avaient osé imaginer une chute du régime possible. Il faut dire que tous les gouvernements occidentaux sans exception, la France en tête, sont complètement passés à côté de l’Histoire.<br />
Comment expliquer une telle faillite dans les processus d’information de la part de nations aussi développées, si ce n’est en faisant porter la faute par le système Ben Ali lui-même, sans doute trop fermé et trop sophistiqué pour nos services de renseignement et pour notre presse d’investigation. Il fallait donc un miracle pour déverrouiller tout cela !<br />
On l’aura compris ce miracle s’appelle Internet, Facebook, Twitter, Wikileaks, les Anonymous… C’est du moins ce que prétendent certains observateurs.  Leur affirmation est cependant démentie par de nombreux Tunisiens mais également par certains spécialistes du numérique et non des moindres.<br />
Le blog « révolutionnaires du numérique » &#8211; qui souligne inlassablement le potentiel méconnu du numérique dans l’émancipation des citoyens &#8211; ne pouvait ignorer ce débat. Pour autant, comme de nombreux observateurs avertis des phénomènes numériques, il met sérieusement en doute l’affirmation selon laquelle Internet a joué un rôle crucial dans la révolution tunisienne toujours en cours.</p>
<p>Pour que tout le monde puisse se faire un avis, nous avons trouvé utile de lister un certain nombre de points de vue sur cette question : la révolution tunisienne est-elle vraiment une révolution Internet ?</p>
<p>Dans l’affaire tunisienne, Internet (FB, Twitter, wikileaks…) semble avoir effectivement accéléré la circulation de l’information… à l’extérieur de la Tunisie. La contribution d’Internet aura été un rôle d’accompagnement plutôt tardif, progressif et indirect, ce qui ne l’empêche pas d’avoir été réelle. Il est douteux que l’histoire retienne qu’Internet aura joué un rôle déclencheur, direct et proprement révolutionnaire.</p>
<p><strong>Rappelons pour finir quelques éléments intemporels de l’analyse des &laquo;&nbsp;révolutionnaires du numérique&nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p>1 &#8211; Internet est un moyen puissant d’émancipation des peuples surtout lorsque les médias classiques ne remplissent pas leur fonction de contrepouvoir (ce qui fut le cas en Tunisie). La puissance d’Internet étant alors de réussir à imposer un travail journalistique plus sérieux… C’est au moment où les médias traditionnels se mettent au travail, à la remorque d’Internet, que les choses s’accélèrent vraiment… Une fois encore ce fut le cas en Tunisie.</p>
<p>2 &#8211; Si Internet donne des armes aux « révolutionnaires », il en donne également aux forces de l’ordre…</p>
<p>3 &#8211; Si Internet donne des forces pour lutter contre un pouvoir écrasant, il s’agit toujours d’un rapport de force. On ne gagne jamais aussi facilement son émancipation que lorsque c’est le pouvoir fort qui s’effondre. <a title="Egypte" href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/liberte-publiques-en-egypte-we-don%E2%80%99t-caire">L’affaire Khaled Saïd en Egypte</a> qui fut la première grande manifestation numérique dans le monde musulman n’a pas réussi à faire trembler le pouvoir égyptien. La seule conclusion possible est que le pouvoir de Moubarak est plus stable &#8211; du moins pour le moment &#8211; que celui de Ben Ali qui, à l’évidence, fut facilement dépassé car miné de l’intérieur.</p>
<p>4 &#8211; Qu’Internet ait eu un rôle essentiel dans la prise de conscience à l’extérieur de la Tunisie est avéré. Or, ce soutien même tardif, même du bout des lèvres de la communauté internationale, est indispensable pour réussir une telle révolution dont on rappellera qu’elle n’est pas gagnée avec le départ de Ben Ali mais avec l’implosion du RCD (action toujours en cours).</p>
<p>5 &#8211; Le numérique est aujourd’hui à la fois un espace à part où luttent des spécialistes des deux bords (activistes et contre-activistes) et un monde complètement imbriqué dans les espaces sociaux, économiques et politiques classiques au point qu’il devient impossible d’imaginer le moindre phénomène isolé du Net. De là à en conclure qu’Internet est à l’origine de tous les phénomènes… c’est tentant mais pas très rigoureux.</p>
<p>6 &#8211; L’hybridation entre ces différents mondes permet de tester quelque chose dans un monde puis de le réessayer dans l’autre : je dis de plus en plus de chose sur Facebook, bravant la censure, ce qui donne encore plus envie de le dire dans la rue. Je le dis dans la rue, ce qui donne envie de le filmer et de le mettre sur Internet. Je me donne ainsi du courage et j’en donne aux autres et ainsi de suite. Le même phénomène existe entre l’intérieur et l’extérieur. Les médias internationaux parlent de la Tunisie, cela donne envie de continuer et ainsi de suite…</p>
<p>La révolution tunisienne n’est pas une révolution Internet, c’est juste une révolution à l’heure de l’Internet…<strong><br />
</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sélection d&#8217;articles et de billets sur le sujet</strong></span></p>
<p><strong>L’observatoire hebdomadaire du web politique #14 : Spécial Tunisie<br />
</strong>Sénat, 20.01.11.<strong><br />
</strong><a href="http://www.facebook.com/notes/senat/lobservatoire-hebdomadaire-du-web-politique-14-special-tunisie/160089327372367">http://www.facebook.com/notes/senat/lobservatoire-hebdomadaire-du-web-politique-14-special-tunisie/160089327372367</a> <strong></strong></p>
<p><strong></strong><strong>Comprendre la révolution tunisienne et l&#8217;impact du numérique </strong>/Antoine Dupin.<strong><br />
</strong>Antoine-dupin.com (blog), 16.01.11<strong>.<br />
</strong><a href="http://antoine-dupin.com/leblog/comprendre-la-revolution-tunisienne-et-limpact-du-numerique/">http://antoine-dupin.com/leblog/comprendre-la-revolution-tunisienne-et-limpact-du-numerique/</a> <strong></strong></p>
<p><strong></strong><strong>Ceci n&#8217;est ni une Wikileaks-révolution ni une Twitter-révolution</strong> /Fabrice Epelboin.<strong><br />
</strong>Readwriteweb.fr (blog), 16.01.11.<br />
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2011/01/16/a-la-une/ceci-nest-ni-une-wikileaksrvolution-ni-une-twitterrvolution-sidibouzid/">http://fr.readwriteweb.com/2011/01/16/a-la-une/ceci-nest-ni-une-wikileaksrvolution-ni-une-twitterrvolution-sidibouzid/</a></p>
<p><strong>Le gouvernement tunisien passe à l&#8217;offensive </strong>/Fabrice Epelboin.<br />
Readwriteweb.fr (blog), 22.05.10.<br />
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/05/22/a-la-une/gouvernement-tunisien-passe-loffensive/">http://fr.readwriteweb.com/2010/05/22/a-la-une/gouvernement-tunisien-passe-loffensive/</a></p>
<p><strong>Revolution 2.0 : rebooting Tunisia </strong>/Fabrice Epelboin.<br />
Readwriteweb.com, 14.01.11.<br />
<a href="http://www.readwriteweb.com/archives/revolution_20_rebooting_tunisia.php">http://www.readwriteweb.com/archives/revolution_20_rebooting_tunisia.php</a></p>
<p><strong>Traditional Media Abandon Tunisia to Twitter, YouTube </strong>/Curt Hopkins.<br />
Readwriteweb.com (blog), 12.01.11.<br />
<a href="http://www.readwriteweb.com/archives/traditional_media_abandon_tunisia_to_twitter_youtu.php">http://www.readwriteweb.com/archives/traditional_media_abandon_tunisia_to_twitter_youtu.php</a></p>
<p><strong>Sidi Bouzid ou la révolte tunisienne organisée sur Facebook</strong> /Boris Manenti<strong><br />
</strong>Nouvelobs.com, 04.01.11.<br />
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20110104.OBS5680/sidi-bouzid-ou-la-revolte-tunisienne-organisee-sur-facebook.html">http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20110104.OBS5680/sidi-bouzid-ou-la-revolte-tunisienne-organisee-sur-facebook.html</a></p>
<p><strong>Tunisie : la révolution en tweetant<br />
</strong>Gizmodo.fr, 18.01.11.<strong><br />
</strong><a href="http://www.gizmodo.fr/2011/01/18/tunisie-la-revolution-en-tweetant.html">http://www.gizmodo.fr/2011/01/18/tunisie-la-revolution-en-tweetant.html</a> <strong></strong></p>
<p><strong>Internet, acteur de la Révolution de Jasmin en Tunisie </strong>/Audrey Duperron<strong><br />
</strong>Express.be, 16.01.11.<strong><br />
</strong><a href="http://www.express.be/business/fr/technology/internet-acteur-de-la-revolution-de-jasmin-en-tunisie/138896.htm">http://www.express.be/business/fr/technology/internet-acteur-de-la-revolution-de-jasmin-en-tunisie/138896.htm</a> <strong></strong></p>
<p><strong>What if Tunisia&#8217;s revolution ended up like Iran&#8217;s? </strong>/Evgeny Morozov<strong><br />
</strong>FP (Foreign Policy), 15.01.11.<strong><br />
</strong><a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2011/01/14/what_if_tunisias_revolution_ended_up_like_irans">http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2011/01/14/what_if_tunisias_revolution_ended_up_like_irans</a> <strong></strong></p>
<p><strong>The First Twitter Revolution? </strong>/Ethan Zuckerman<strong><br />
</strong>FP (Foreign Policy), 14.01.11.<strong><br />
</strong><a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,0">http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,0</a> <strong><br />
</strong><br />
<strong>Internet, Social Media Played Large Role in Tunisia’s Revolution /</strong>Warner Todd Huston<br />
Rightpundits.com, 16.01.11.<br />
<a href="http://www.rightpundits.com/?p=8087">http://www.rightpundits.com/?p=8087</a></p>
<p><strong>Tunisia: what was the real role of Internet in the Jasmine Revolution?</strong><br />
Information Policy, 18.01.11.<br />
<a href="http://www.i-policy.org/2011/01/tunisia-what-was-the-real-role-of-internet-in-the-jasmine-revolution.html">http://www.i-policy.org/2011/01/tunisia-what-was-the-real-role-of-internet-in-the-jasmine-revolution.html</a></p>
<p><strong>In Tunisia, Cyberwar Precedes Revolution </strong>/Jeffrey Carr<br />
Forbes, 15.01.11.<br />
<a href="http://blogs.forbes.com/jeffreycarr/2011/01/15/in-tunisia-cyberwar-precedes-revolution/">http://blogs.forbes.com/jeffreycarr/2011/01/15/in-tunisia-cyberwar-precedes-revolution/</a></p>
<p><strong>Tweeting Tyrants Out of Tunisia: Global Internet at Its </strong><strong>Best</strong> /Nate Anderson Ars Technica<br />
Wired, 14.01.11.<br />
<a href="http://www.wired.com/threatlevel/2011/01/tunisia/all/1">http://www.wired.com/threatlevel/2011/01/tunisia/all/1</a></p>
<p><strong>Tunisia: A revolution in less than 140 characters? </strong>/Edwin Okong&#8217;o<br />
The African Record, 15.01.11.<br />
<a href="http://africanrecord.com/tunisia-did-less-than-140-characters-really-force-a-tyrant-out-of-power/">http://africanrecord.com/tunisia-did-less-than-140-characters-really-force-a-tyrant-out-of-power/</a></p>
<p><strong>Quel impact d&#8217;Internet sur la révolution tunisienne ?</strong><br />
Slate.fr (blog), 15.01.11.<br />
<a href="http://www.slate.fr/lien/32789/impact-internet-revolution-tunisie">http://www.slate.fr/lien/32789/impact-internet-revolution-tunisie</a></p>
<p><strong>La génération Facebook plus forte que Ben Ali<br />
</strong>Slate.fr (blog), 04.01.11.<br />
<a href="http://www.slate.fr/story/32201/facebook-manifestations-ben-ali-sidi-bouzid-tunisie">http://www.slate.fr/story/32201/facebook-manifestations-ben-ali-sidi-bouzid-tunisie</a><strong></strong></p>
<p><strong></strong><strong>Tunisie : Anonymous contre Ammar, la bataille de la censure d&#8217;Internet </strong>/Amira Al Hussaini.<br />
Owni.fr (blog), 20.01.10.<br />
<a href="http://owni.fr/2011/01/06/tunisie-anonymous-contre-ammar-la-bataille-de-la-censure-dinternet/">http://owni.fr/2011/01/06/tunisie-anonymous-contre-ammar-la-bataille-de-la-censure-dinternet/</a></p>
<p><strong>Tunisie : &laquo;&nbsp;c&#8217;est la première révolution numérique&nbsp;&raquo; </strong>/Gil Lorfevre.<br />
Midilibre.com, 16.01.11.<br />
<a href="http://www.midilibre.com/articles/2011/01/16/MONTPELLIER-C-39-est-la-premiere-revolution-numerique-1509615.php5">http://www.midilibre.com/articles/2011/01/16/MONTPELLIER-C-39-est-la-premiere-revolution-numerique-1509615.php5</a></p>
<p><strong>Tunisie : soutenir les journalistes et la &laquo;&nbsp;révolution numérique&nbsp;&raquo; </strong>/Marc Capelle.<br />
Mediapart.fr (blog), 17.01.11.<br />
<a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/marc-capelle/170111/tunisie-soutenir-les-journalistes-et-la-revolution-numerique">http://www.mediapart.fr/club/blog/marc-capelle/170111/tunisie-soutenir-les-journalistes-et-la-revolution-numerique</a></p>
<p><strong>Comment le web 2.0 a fait vaciller Ben Ali</strong> <strong>/</strong>Xavier Biseul.<br />
01net.com, 19.01.11.<br />
<a href="http://pro.01net.com/pro.01net.com/editorial/527159/comment-le-web-2-0-a-fait-vaciller-ben-ali/">http://pro.01net.com//pro.01net.com//editorial/527159/comment-le-web-2-0-a-fait-vaciller-ben-ali/</a></p>
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		<title>Le web : prison ou cocon ?</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jan 2011 13:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Par leur approche fermée, les réseaux sociaux sont-ils devenus des systèmes d'enfermement consenti ou bien des cocons rassurants dans un monde quelque peu anxiogène ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi sur le web, si vaste (<em>&laquo;&nbsp;une immensité par définition non-traversable puisque impossible à cartographier parce qu&#8217;en perpétuel mouvement&nbsp;&raquo;</em>), a-t-on ce sentiment de proximité, de confort de navigation, de communauté, s’interroge Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l&#8217;information, Université de Nantes, dans une tribune publiée sur le site<strong> <a title="cocon" href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/30/choisir-le-web-que-nous-voulons-l-exploration-ou-la-prison_1446539_3232.html">lemonde.fr le 30 novembre 2010</a></strong>.<br />
En reprenant la théorie de Laszlo Barabasi sur le diamètre du web définie comme la plus longue distance entre deux liens hypertextes, Ertzscheid rappelle que ce diamètre était de… 19 liens en 1999. Une proximité toute relative car la probabilité qu’un utilisateur atteigne une information entre le point de départ et le 19<sup>e</sup> lien demeure quasi-nulle du fait du nombre de liens possibles à chaque itération.<br />
La théorie des graphes tente, elle aussi, de mesurer le web et de démontrer une certaine petitesse de cet univers. Qu&#8217;en est-il si on l&#8217;applique aux réseaux sociaux ?<br />
Pour Ertzscheid, on sent bien que Facebook et autres Youtube fonctionnent sur un mode carcéral qui réduit le graphe : homogénéité des ressources qu&#8217;ils proposent, parcours extrêmement balisés et pré-déterminés qu&#8217;ils propagent et auto-alimentent. Ainsi pour lui &laquo;&nbsp;l&#8217;approche fermée, propriétaire, compartimentée, concurrentielle, épuisable de l&#8217;économie du lien hypertexte ne peut mener qu&#8217;à des systèmes de nature concentrationnaire. Des systèmes de l&#8217;enfermement consenti, en parfaite contradiction avec la vision des pères fondateurs du web pour qui le parcours, le &laquo;&nbsp;chemin&nbsp;&raquo;, importe au moins autant que le lien&nbsp;&raquo;. Bref, des intérêts marchands &#8211; auxquels fait écho un certain discours politique &#8211; auraient empoisonné le web, une autre manière de revenir sur la polémique de l’été 2010 lancée par Wired et son charismatique rédacteur en chef, Chris Anderson : le web est mort, long vie à Internet.</p>
<p>Un <strong><a title="doudou" href="http://www.psyetgeek.com/le-rseau-social-nouveau-doudou">billet posté le 18 décembre 2010</a></strong> par Yan Leroux sur le blog Psy et Geek nous emmène dans une autre direction pour expliquer le succès de ces espaces effectivement fermés que sont les réseaux sociaux. Intitulé <em>&laquo;&nbsp;le réseau social, nouveau doudou</em>&laquo;&nbsp;, il explique que l’environnement fermé est rassurant, ce qui dans un monde quelque peu anxiogène suffirait à expliquer un tel phénomène de société qui, rappelons-le, n’a été prévu par aucun futurologue patenté.</p>
<p>Extraits :<br />
<em><br />
Plus de 70% de personnes interrogées consultent leurs réseaux sociaux avant d’aller au lit et 18% twittent en pleine nuit.</em><em> </em><em> &laquo;&nbsp;Nous sommes devenus une nation d’internet-holiques</em>”. <em>Cette dépendance viendrait du fait que Facebook satisfaisait parfaitement les besoins primaires que sont le besoin d’affection et de bien- être, et ce 24/7.</em></p>
<p><em>…Beaucoup se vivent alors comme une bonne mère qui jette un coup d’œil à la chambrée des enfants turbulents avant de se coucher. Le calme qui se répand sur les réseaux sociaux au fur et à mesure que la nuit s’avance les rassure et les calme à leur tour. Certains résistent au sommeil pour être le dernier à s’endormir : c’est-à-dire lorsqu’ils sont sûrs que rien de fâcheux ne s’est produit. Le réseau social peut aussi être utilisé comme un consolateur ou un briseur de soucis.</em></p>
<p>Le réseau social est une communauté. On sait que la vertu première d’une communauté est de rassurer ses membres par l’attention, l’empathie et l’entraide mais aussi de garder à bonne distance les non membres. A cet effet, il est surprenant que l’arrivée de la fonctionnalité messagerie dans Facebook ainsi capable d’exclure les communications hors de la communauté (donc les spams) n’ait pas été davantage commentée. Une innovation de Facebook que très peu de monde avait prévu.</p>
<p>Il existe un certain nombre d’espaces fermés. La prison en est un, le cocon en est un autre. A l’heure de s’interroger sur la raison qui pousse tant de monde à s’enfermer volontairement dans un réseau social, l’espace du cocon semble une explication plus convaincante. Ce qui n’empêche pas que certains intérêts puissants &#8211; ayant mieux compris que d’autres les enjeux du numérique – essaient, voire réussissent, à s’approprier nos cocons préférés pour les transformer en prison.</p>
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		<title>Bonus de l&#8217;émission Place de la Toile. Geriatric 1927 : un révolutionnaire du numérique !</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/bonus-de-lemission-place-de-la-toile-geriatric-1927-un-revolutionnaire-du-numerique</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 14:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTU]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La jolie histoire d'un retraité complètement perdu dans l'univers numérique qui demande sur Youtube de l'aide aux jeunes générations. 
Des gens de tous âges répondent par milliers. Grâce à Youtube, Peter se fait de nombreux "vrais" amis et sa vie terne de petit retraité du centre de l'Angleterre devient captivante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="http://www.youtube.com/watch?v=tMi65JPhMxw" href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/geriatric-1927vignette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4735" title="geriatric 1927vignette" src="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/geriatric-1927vignette.jpg" alt="geriatric 1927vignette" width="110" height="100" /></a></p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=tMi65JPhMxw">geriatric story à voir sur Youtube</a></strong></p>
<p><strong>La jolie histoire d&#8217;un retraité complètement perdu dans l&#8217;univers numérique qui demande sur Youtube de l&#8217;aide aux jeunes générations.<br />
Des gens de tous âges répondent par milliers. Grâce à Youtube, Peter se fait de nombreux &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo; amis et sa vie terne de petit retraité du centre de l&#8217;Angleterre devient captivante.</strong></p>
<p><strong>Peter Oakley est évidemment en bonne place dans <a title="pantheon geriatric" href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/e-pantheon-2/e-pantheon/e-pantheon-geriatric-1927">notre e-Panthéon</a> et dans le livre les Révolutionnaires du Numérique (<a title="geriatric p19" href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/page-a-page/chapitre-1-web-2-0/page-20">page 19</a>). En effet, cette histoire raconte beaucoup de la vie numérique et tord le cou à certains clichés qui ont la vie dure : Internet serait seulement un média pour les jeunes ; les personnes âgées qui ont une activité sur Internet et discutent avec des jeunes seraient pour la plupart des pédophiles ; Internet rendrait idiot… On peut noter que Geriatric 1927 ne passe pas son temps sur Google à faire de la recherche d&#8217;informations, il est sept heures par jour sur des applications telles que Youtube, les réseaux sociaux ou l&#8217;email. Ce qui est remarquable, c&#8217;est que ces activités n&#8217;ont pas seulement changé sa vie, ce qui est déjà beaucoup. Trois ans plus tard, Geriatric 1927 est plus que jamais une célébrité sur Youtube, suivie par plus de 50 000 personnes pour qui les relations avec cet homme âgé veulent dire quelque chose.</strong></p>
<p><strong><a title="video geriatric" href="http://www.youtube.com/watch?v=tMi65JPhMxw">Lien vers la vidéo</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Christophe Deshayes sur France Culture le 7 novembre 2010</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/vivons-nous-vraiment-une-revolution</link>
		<comments>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/vivons-nous-vraiment-une-revolution#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 08:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[PLACE DE LA TOILE :
Vivons-nous vraiment une révolution ?
Dimanche 7 novembre 2010, 17 h – 18 h
Par Xavier de la Porte, en compagnie de Christophe Deshayes
Débat avec le sociologue Dominique Cardon]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>A noter sur vos tablettes&#8230;<br />
<span style="color: #ffffff;">.</span><br />
</strong></h2>
<p>Christophe Deshayes participera à l&#8217;émission <strong>&laquo;&nbsp;Place de la Toile&nbsp;&raquo; sur France Culture, dimanche 7 novembre à 17 H 00</strong>.</p>
<p>Chaque semaine, cette émission, proposée par Xavier de la Porte, aborde les différents aspects de la révolution numérique, moins du côté technique que du côté des conséquences qu’elle induit sur l’information, les médias, la communication, les liens sociaux entre les individus, et finalement, l’organisation de notre vie.<br />
Elle fait un tour hebdomadaire des connaissances dans ce domaine, s’attarde sur les principaux concepts liés à cette métamorphose, rencontre les acteurs, raconte les principaux événements, discute de l’économie, de la politique, et de la philosophie de cette révolution.</p>
<p>Enseignants, chercheurs, journalistes, écrivains, philosophes, artistes… Des personnalités aux multiples facettes, tous reconnus dans leurs spécialités, y participent.<br />
C&#8217;est avec un grand plaisir que <strong>Christophe Deshayes</strong> débattra ce dimanche 7 novembre avec <strong>Dominique Cardon</strong> (auteur du livre <em>La démocratie Internet</em>) sur le thème de : <a title="France culture" href="http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-vivons-nous-vraiment-une-revolution-2010-11-07.html"><strong>Vivons-nous vraiment une révolution ?</strong></a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Pré-crime : quand les Américains se tirent une balle dans le pied !</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/pre-crime-quand-les-americains-se-tirent-une-balle-dans-le-pied</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 09:43:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.revolutionnairesdunumerique.com/?p=4691</guid>
		<description><![CDATA[Aux Etats-Unis, des services fondés sur l'analyse prédictive de données numériques personnelles se disent capables d'identifier de futurs écarts possibles des salariés. Va-t-on être amené à sanctionner une personne avant même qu'elle ait commis ou songé à commettre un acte répréhensible ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les médias sociaux seraient dangereux ! Parmi les risques  mis en avant récemment dans la presse, on peut citer certains usages contestables des applications d&#8217;analyse prédictive, applications qui pourraient être amenées à jouer un rôle pour le moins équivoque dans l&#8217;univers des réseaux sociaux.<br />
Ainsi, sur le site<a title="pre-crime" href="http://itmanagement.earthweb.com/entdev/article.php/3905931/Pre-crime-Comes-to-the-HR-Dept.htm"> <strong>datamation</strong></a>, le journaliste Mike Elgan observait en septembre dernier l&#8217;émergence de ce qu&#8217;il appelle &#8211; faisant référence au film Minority Report &#8211; le <strong>&laquo;&nbsp;concept du pré-crime&nbsp;&raquo;.</strong><br />
Il donnait l&#8217;exemple d&#8217;une start-up californienne, Social Intelligence, qui explore et exploite, pour le compte des entreprises, les données des réseaux sociaux pour y rechercher des indices de conduite répréhensible de la part de leurs collaborateurs. Dans le cadre d&#8217;un recrutement, Social Intelligence se propose d&#8217;éditer un rapport sur la véritable personnalité du candidat et non celle présentée dans le CV. Mais les activités de cette société ne s&#8217;arrêtent pas là ; elle offre un autre service plus insidieux : la surveillance sur les réseaux sociaux des activités personnelles des salariés en place avec des alertes en temps réel adressées aux employeurs. Insistant sur la responsabilité de l&#8217;entreprise en cas de mauvaise conduite de l&#8217;un de ses collaborateurs, Social Intelligence affirme que son but est avant tout de protéger l&#8217;entreprise d&#8217;un futur écart possible de l&#8217;un de ses salariés.<br />
Pour Mike Elgan,  cette approche peut devenir une arme terrible pour les responsables des RH en matière de recrutement, de promotion ou de licenciement : en effet, quand le logiciel décidera qu&#8217;un salarié est sur le point de démissionner, de dérober des secrets de l&#8217;entreprise, d&#8217;enfreindre la loi ou encore de poster un billet indécent sur un réseau social, son supérieur sera aussitôt avisé et des mesures seront prises avant même que le salarié ne commette la transgression prévue.<br />
De fait, une personne peut être sanctionnée pour un acte qu&#8217;elle n&#8217;a pas encore commis, voire peut avoir à se justifier d&#8217;actions qui auraient potentiellement pu germer dans son esprit sans pour autant avoir été concrétisées.<br />
Délire Kafkaïen, scénario ne relevant que de la science-fiction ? Selon Elgan, à la vitesse où évoluent les choses, on peut s&#8217;attendre à tout. Le journaliste insiste d&#8217;ailleurs sur le fait que prédire les conduites futures est une activité en pleine croissance. Il cite Google et la CIA qui se sont associés pour créer Recorded Future, une société spécialisée dans l&#8217;analyse prédictive, ou encore Google qui a déjà indiqué l&#8217;année dernière qu&#8217;il développait un algorithme afin de détecter quels étaient les employés les plus susceptibles de quitter l&#8217;entreprise.</p>
<p>Rassurons-nous, tout cela ne se passe pas en France, mais aux USA, une nation déjà &laquo;&nbsp;réputée&nbsp;&raquo; pour avoir mis au goût du jour la dénonciation de collaborateurs par d’autres collaborateurs. L&#8217;argument invoqué pour encourager une telle pratique est, là aussi, &laquo;&nbsp;la protection de l’entreprise&nbsp;&raquo;. C&#8217;est certainement dans la continuité de cette logique que les Américains s&#8217;attachent aujourd&#8217;hui à identifier les crimes et autres malversations avant qu’ils ne soient commis &#8211; une autre notion qui n&#8217;a rien de très originale dans ce pays. On se rappelle que le président américain, George W. Bush, a lui-même créé le fameux concept de &laquo;&nbsp;guerre préventive&nbsp;&raquo;,<strong><em> </em></strong>les États-Unis se réservant le droit d&#8217;attaquer, à n&#8217;importe quel moment, tout pays qu&#8217;ils considèrent comme une menace, ou seulement une menace potentielle, même si ce pays n&#8217;a entrepris aucune mesure hostile manifeste. L’initiative de Social Intelligence n’est à l’évidence qu’une pale copie de ce concept, transposé dans le monde de l’entreprise avec toutefois une nuance de taille : la suspicion est désormais tournée non pas vers les concurrents (ennemis) mais vers les salariés. (Sic).<br />
Mais l&#8217;analyse prédictive se fond particulièrement  bien dans le contexte ambiant si particulier au monde du travail américain : un univers où les DRH sont asphyxiées par des procédures judiciaires exigeant des réparations astronomiques dès le moindre dérapage. Pour se protéger probablement, ces directions en sont venues à mettre en place des surveillances aussi surprenantes, peut-être même par peur qu’on leur reproche de ne pas l’avoir fait.</p>
<p>En utilisant de telles technologies (sociotechnologies) avec aussi peu de bon sens, et avec un analyse aussi pauvre du social, il n’est pas certain que les Etats-Unis obtiennent ou conservent l’avance que les technologies sont censées leur apporter. En effet, on rappellera que la puissance de l’innovation technologique américaine tient historiquement autant de l’énergie créative de ses infatigables concepteurs-défricheurs que de l’acceptation par les utilisateurs des risques inhérents aux produits nouveaux, par nature toujours plus risqués. En développant des technologies à ce point intrusives, sans le moindre bon sens, les Américains sont peut-être en train de rompre le pacte social qui existait jusqu’ici entre concepteurs et utilisateurs en faveur de l’innovation. En matière de technologie, et particulièrement dans le champ social, ce n’est pas parce qu&#8217;une chose est faisable, qu&#8217;elle est souhaitable ou même tolérable.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelle société numérique en 2030 ?</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/quelle-societe-numerique-en-2030</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 11:10:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.revolutionnairesdunumerique.com/?p=4446</guid>
		<description><![CDATA[Nouveaux rapports sociaux en 2030 :
une intervention de M. Berry et C. Deshayes

Le 23 juin 2010 au centre de conférence du ministère de l'économie.

dans le cadre du colloque prospectif du bicentenaire des mines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5><a href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/CGIET1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4448" title="CGIET" src="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/CGIET1.jpg" alt="CGIET" width="400" height="53" /></a></h5>
<h4>Nouveaux rapports sociaux en 2030 :<br />
une intervention de M. Berry et C. Deshayes</h4>
<p>Le 23 juin 2010 au centre de conférence du ministère de l&#8217;économie.</p>
<p>dans le cadre du colloque prospectif du <a href="http://www.bicentenaire-mines.org/">bicentenaire des mines</a>.</p>
<p>Renseignements auprès du secrétariat de la manifestation</p>
<p>Présentation de l&#8217;intervention :</p>
<p>Dans la société numérique, on vivra plus vieux, plus épanoui, plus  			autonome et mieux inséré socialement. Utopie ? On voit pourtant  			chaque jour davantage de personnes, en mal de reconnaissance  			sociale, utiliser leur temps libre et s’investir avec passion dans  			le numérique afin de se distraire, de s&#8217;instruire et communiquer  			mais aussi pour s&#8217;associer, agir et exercer un (contre)-pouvoir. Les  			exclus reviennent ainsi dans le jeu social sans que les inclus ne  			s&#8217;en rendent bien compte. La culture, l’économie, la politique et  			même la psychologie pourraient ainsi être reconfigurés en 2030, sous  			l&#8217;effet de technologies pas toujours innovantes mais en revanche  			massivement déployées et utilisées.</p>
<p>Le numérique sera-t-il le meilleur des mondes ? On peut voir au  			moins deux difficultés :</p>
<blockquote><p>- si des exclus trouvent de nouvelles raisons de vivre en  				construisant leur monde numérique à la marge de celui des  				inclus, que se passera-t-il quand les deux mondes se rejoindront  				aux alentours de 2030 ?</p>
<p>- si les technologies numériques trouvent une utilisation pour  				capter l’attention et influencer les individus, quel rôle la  				maîtrise des données représentera-t-elle en 2030 ? Un rôle  				capital ? Qui contrôlera cette nouvelle source de richesse et  				comment sera placée la France ? Quels problèmes de liberté et  				d&#8217;éthique seront soulevés ?</p></blockquote>
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		<title>Exclusivité mondiale &#8211; Innovation Apple</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 12:49:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les révolutionnaires du numérique sont déjà sur l&#8217;iPad.
Y-en-aura-t-il pour tout le monde?  C&#8217;est la question qui est aujourd&#8217;hui sur toutes les lèvres.
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			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/revnum-iPad1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4386" title="revnum-iPad" src="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/wp-content/uploads/revnum-iPad1.jpg" alt="revnum-iPad" width="422" height="536" /></a>Les révolutionnaires du numérique sont déjà sur l&#8217;iPad.</h4>
<h4>Y-en-aura-t-il pour tout le monde?  C&#8217;est la question qui est aujourd&#8217;hui sur toutes les lèvres.</h4>
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		<title>Place à vos contributions&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 08:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chantal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous souhaitez apporter une contribution (article, ajout à l&#8217;e-Panthéon, suggestion de lecture complémentaire&#8230;), merci d&#8217;utiliser le formulaire ci-dessous :
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si vous souhaitez apporter une contribution (article, ajout à l&#8217;e-Panthéon, suggestion de lecture complémentaire&#8230;), merci d&#8217;utiliser le formulaire ci-dessous :</strong></p>
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