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	<title>Revolutionnaires du numerique &#187; Action militante et citoyenne</title>
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	<description>Des révolutionnaires inattendus pour une révolution trop annoncée ?</description>
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		<title>Quand le crack du football théorise le krach de la finance…</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 13:39:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action militante et citoyenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Appel d'Eric Cantona pour changer le monde : "retirons tous notre argent de notre banque le 7 décembre  prochain". 
La banque ne sautera sans doute pas, mais certaines certitudes ne s'en remettront pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #3399cc;"><strong>La nouvelle affaire Cantona analysée par les vrais révolutionnaires du numérique</strong></span></p>
<p>Tout le monde ne parle plus que de ça, ou plutôt que de lui. Le coup de pied de King Eric est toujours aussi ravageur. Hier réservé au ballon et au derrière de certains supporters, c’est à la fourmilière de la finance qu’Eric Cantona a réservé sa dernière fulgurance.</p>
<p><strong>Les faits :</strong><br />
Dans une interview accordée le 6 octobre dernier à Presse-Océan, Eric Cantona explique : «La révolution est très simple à faire aujourd’hui. Au lieu d’aller dans les rues faire des kilomètres (pour manifester), tu vas à la banque de ton village et tu retires ton argent ».<br />
Sur le réseau social Facebook, un groupe a spécialement été créé : « Révolution ! Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques ! ». 30 000 personnes s’y sont inscrites et 23 000 déclarent « peut-être » y participer. La vidéo de l’appel a été vue des centaines de milliers de fois et l’appel a été relayé dans 26 pays.</p>
<p><strong>Emoi dans les arcanes du pouvoir :</strong><br />
Depuis quelques jours, de nombreux politiques (Lagarde, Baroin…) montent au créneau pour expliquer l’irresponsabilité d’une telle action, accréditant du même coup le fait que retirer son argent de sa banque peut devenir une action politique déstabilisatrice.<br />
Certains journalistes font remarquer, un rien narquois, que ceux qui ont le plus à se plaindre du système n’ont pas beaucoup d’argent à retirer. C’est oublier un peu vite la vitesse avec laquelle les foules peuvent croire à la pénurie et renforcer le phénomène. Il suffit de voir des queues devant les banques de clients venant retirer de l’argent pour accréditer l’hypothèse d’une pénurie. L’argent liquide ayant disparu des agences pour des raisons de sécurité, il n&#8217;y aurait pas longtemps à attendre pour voir des queues se former. Lors du dernier conflit sur les retraites, la crainte de la pénurie d’essence a bel et bien enclenché un phénomène imprévu par le pouvoir : un véritable assèchement d’un bon tiers des pompes.<br />
Des économistes distingués sont priés d&#8217;intervenir pour expliquer au public que les premières victimes d’une telle déstabilisation seront les plus démunis. Ce n’est pas faux mais lorsque les gens sont désespérés, ce qui compte c’est de faire mal aux autres. Le conflit proche-oriental en donne un petit aperçu : les kamikazes femmes sont de plus en plus nombreuses.</p>
<p><strong>Les réussites d’un échec annoncé :</strong><br />
Le 7 décembre la banque ne sautera pas ! Pourra-t-on en conclure que c’est un échec ? Bien sûr que non ! Même le grand Gandhi n’a pas réussi ses premières actions mais elles lui ont permis de préparer les foules, et lui-même, à affiner l’action militante jusqu’à réussir à faire vaciller le plus puissant des empires de l’époque. Le 7 décembre ne sera que le début de nouvelles formes d’actions politiques auxquelles les institutions semblent bien mal préparées.<br />
La communication catastrophique des politiques expliquant qu’une telle action est irresponsable cherche à nous convaincre qu’on n’a pas le droit moral de retirer notre peu d’argent des banques à qui on l’a confié. Un comble ! Ce n’est plus un déni de démocratie, c’est un déni de libéralisme. Fantastique ! Cantona a bien réussi son coup : montrer la fragilité du système.<br />
Depuis le début de la crise que nous traversons, les mêmes politiques et commentateurs zélés nous expliquent qu’il a fallu financer les errements de l’économie virtuelle pour sauver l’économie réelle. L’affaire Cantona va faire voir aux foules la profondeur abyssale du mensonge. Depuis la fin du troc, l’économie est devenue virtuelle. Un billet de banque ne vaut que par la croyance qu’il vaut quelque chose. Un tel système nous a amené développement et prospérité au niveau global mais la répartition de la richesse ainsi créée pose question. Si les exclus du système sont plus miséreux qu’au temps du troc pourquoi joueraient-ils le jeu de l’économie virtuelle ? Plus grave, ces dernières années, les classes moyennes craignent de plus en plus de se voir à leur tour reléguées du jour au lendemain parmi les exclus, augmentant de manière impressionnante le nombre de ceux qui pensent ne plus rien avoir à perdre. Quand on ajoute les privilégiés comme Eric Cantona qui ne peuvent pas jouir paisiblement de leur bonne fortune à côté de tant de misère, la liste des révolutionnaires potentiels s’allonge de manière inquiétante…<br />
Si l’économie immatérielle (même celle dite réelle est virtuelle) n’entraîne que l’immoralité des riches et la démoralisation des pauvres, les moyens numériques devraient permettre de fédérer des actions collectives d’un genre nouveau pour nous entraîner dans une aventure collective à l’issue bien incertaine et probablement bien sombre.</p>
<p><strong>Conclusion :</strong><br />
Le pouvoir est bien fragile. Retirer son argent des banques suffit à menacer des banques dont on dit depuis si longtemps à quel point elles sont solides. Divulguer les notes diplomatiques comme l’a fait wikileaks suffit à montrer à quel point les institutions qui amassent depuis des années toujours plus de données sur les citoyens en prétextant qu’elles ne seront pas mal utilisées sont incapables d’en assurer la protection.<br />
La puissance du réseau est souvent utilisée par les puissances de l’argent et de la politique pour asseoir leur pouvoir et protéger les rentes ainsi constituées. Mais la puissance est toujours ambivalente. Plus le pouvoir est fort, plus il est fragile pour peu qu’on sache taper là où cela fait mal. Les vrais révolutionnaires du numérique ne sont pas les Google, Facebook et autres Twitter mais les individus et groupes d’individus qui n’ont pas besoin d’être majoritaires pour exercer un contrepouvoir d’autant plus puissant et dévastateur que les institutions et organes du pouvoir seront restés sourds aux appels à un peu moins d’inégalités dans la répartition des richesses et un peu plus de considération si ce n’est d’attention. Cela devrait pouvoir d’autant plus s’entendre que les vrais révolutionnaires du numérique ne veulent pas leur prendre leur place, la quête du pouvoir n’est pas une demande des vrais révolutionnaires du numérique.</p>
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		<title>Libertés publiques en Egypte : we don’t Caire !</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 10:21:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action militante et citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mouvement de contestation lancé sur Facebook, "Nous sommes tous Khaled Said", est considéré par les observateurs comme la plus grande campagne d'activisme en ligne du monde arabe à ce jour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La plus grande campagne activiste en ligne du monde arabe</strong></p>
<p>Rédigé par un journaliste tunisien, un <a title="activisme" href="http://fr.readwriteweb.com/2010/09/07/a-la-une/nous-sommes-tous-khaled-grande-campagne-dactivisme-en-ligne-du-monde-arabe/">billet daté de septembre 2010</a> publié sur le blog readwriteweb analyse le très intéressant mouvement de contestation connu sous le nom<em> &laquo;&nbsp;Nous sommes tous Khaled Said&nbsp;&raquo;</em>, lan­cé sur Facebook et considéré par les observateurs comme la plus grande campagne d&#8217;activisme en ligne du monde arabe à ce jour.<br />
Rappel des faits : battu à mort par des policiers en civil le 6 juin, Khaled Saïd est devenu le nouveau symbole de la brutalité de la police égyptienne. Les autorités du pays ont tenté de présenter l&#8217;affaire comme un banal fait divers (Khaled Saïd y était dépeint comme un toxicomane, mort par asphyxie en voulant ingérer un sachet de cannabis afin de le dissimuler aux policiers venus l&#8217;arrêter). Les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont permis de présenter le drame dans une version moins édulcorée, photos à l’appui du visage méconnaissable de Khaled Saïd. Une page de soutien a rapidement été créée sur Facebook, puis Twitter a pris le relais… Sur les réseaux sociaux, la fédération de sympathisants s&#8217;est faite plus imposante de jour en jour : diffusion de messages, changement de photo de profil (en mettant celle de Khaled Said), upload de photos personnelles avec des pancartes affichant leur soutien… L&#8217;information rapidement relayée ainsi sur Internet a enclenché un mouvement citoyen dans le monde « réel » (soutien d&#8217;artistes, manifestations pacifiques (silent stands) auxquelles ont participé des personnalités).</p>
<p><strong>Un pouvoir pris de court par une contestation sociale qui fait tâche d’huile </strong></p>
<p>La situation est vite devenue incontrôlable pour le gouvernement égyptien qui a alors tenté d&#8217;apporter une nouvelle version des faits très différente de la première et toujours aussi peu crédible. Bien entendu, cela n&#8217;a fait qu&#8217;empirer les choses et les témoignages sur d&#8217;autres dérapages de la police se sont alors multipliés. Le 25 juin, des milliers de personnes ont défilé à Alexandrie pour dénoncer les violences policières du régime de Hosni Moubarak et exiger la fin de l’état d’urgence, en vigueur depuis l’assassinat d’Anouar El Sadate en 1981. L’Union européenne, elle, a réclamé le 28 juin une enquête impartiale sur les circonstances de la mort de Khaled Saïd, alors que le département d’État américain s’était déjà dit &laquo;&nbsp;préoccupé&nbsp;&raquo; par cette affaire. Le 30 juin, les deux policiers mis en cause dans l&#8217;affaire ont été placés en détention.</p>
<p><strong>La puissance des réseaux en question</strong></p>
<p>Indiscutablement, l&#8217;image du pouvoir égyptien sort écornée de ce drame ; la guerre de l&#8217;information menée contre lui étale au grand jour sa grande violence. Mais les rapports de force sont-ils pour autant en train de changer de façon durable ? N&#8217;annonce-t-on pas trop facilement que le pouvoir change de mains ? S’il est vrai, dans une démocratie, qu’une campagne médiatique prenant à témoin l’opinion publique exerce un véritable pouvoir auquel aucun homme politique ne peut résister, qu’en est-il d’un système politique totalitaire comme c’est le cas en Egypte, sans parler de cas extrêmes comme l’Iran.</p>
<p>On remarquera que ce n’est pas la première fois que le système juridico-policier égyptien se retrouve en face d&#8217;Internautes, de blogueurs et d&#8217;utilisateurs habiles de Twitter et malgré cela, la situation ne va pas en s&#8217;améliorant&#8230; On peut citer, entre autres exemples, l&#8217;arrestation en avril 2008 de Carl Buck, étudiant de l&#8217;Université de Berkeley (Californie), alors qu&#8217;il couvrait une protestation anti-gouvernementale en Egypte. Par chance, le jeune homme qui avait pu conserver son téléphone était parvenu à lancer sur Twitter, le mot &laquo;&nbsp;arrested&nbsp;&raquo; lors de son interpellation et avait alerté ainsi ses followers. La pression exercée par les médias – et les médias sociaux en particulier &#8211; a permis de faire libérer Buck, mais son traducteur, Mohammed Maree, n&#8217;a pas eu cette chance et n&#8217;est toujours pas réapparu depuis son arrestation.</p>
<p>S’il est incontestable que l&#8217;activisme en ligne décuple les forces des gens ordinaires, ce n’est pas toujours suffisant pour réussir une bascule ou un renversement du pouvoir. Il est indispensable de bien estimer les forces en présence avant de lancer ce genre de campagne, ce qui est loin d’être aisé pour une foule d’anonyme armée de sa seule capacité d’indignation.</p>
<p>Une habile campagne Internet peut ébranler le pouvoir. La chose est désormais certaine. Mais attention, seuls les pouvoirs fragiles s’effondrent. Les pouvoirs forts qui sentent parfaitement la menace, en profitent eux pour se renforcer, quand bien même au regard du temps, au long de l’histoire, ce renforcement ne serait que provisoire.</p>
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		<title>Après les paradis fiscaux, les paradis numériques ?</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/apres-les-paradis-fiscaux-les-paradis-numeriques</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 15:02:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action militante et citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Bernard Nadoulek dresse sur son blog une description d’une nouvelle race d’internautes : celle du cyber guerrier. Son crédo ? Lutter contre les tentatives étatiques pour contrôler l'Internet. Son arme fatale ? les paradis numériques...
Vous avez aimé les paradis fiscaux, vous allez adorer les paradis numériques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le titre <a href="http://www.nadoulek.net/Les-cyber-guerriers.html">« Les cyber guerriers »</a>, Bernard Nadoulek dresse sur son blog une description d’une nouvelle race d’internautes : celle du cyber citoyen des réseaux planétaires, armé jusqu’aux dents par la technologie.</p>
<p>En quoi ce cyber guerrier se différencie-t-il des &laquo;&nbsp;vrais révolutionnaires du numérique&nbsp;&raquo;, sujet central de notre blog ? Par la nature de l’engagement. Alors que le révolutionnaire numérique est un simple citoyen de bonne foi qui risque, comme tout révolutionnaire, de voir la révolution récupérée par l’ordre établi,  le cyber guerrier ne l’entend pas de cette oreille. Il a déclaré la guerre à toutes les institutions gouvernementales qui tentent et tenteront de plus en plus de contrôler l’espace Internet trop libre à leur goût.</p>
<p>Certes, la thèse est plutôt attendue. Ce qui l’est moins en revanche, c’est la description par Nadoulek de l’édification actuellement en cours de ce qu’il faut bien appeler de véritables paradis numériques. Des sortes de havres pour corsaires du Net, des îles de la Tortue numériques permettant aux nouveaux flibustiers de défier les autorités les plus établies sans prendre beaucoup de risques. A l’image des paradis fiscaux qui permirent (et continuent de permettre) à certains de faire main basse sur la finance et de tourner les Etats nations en dérision, les paradis numériques permettront aux émules de <a href="http://www.revolutionnairesdunumerique.com/e-pantheon-2/e-pantheon/e-pantheon-the-pirate-bay">The Pirate Bay</a> <ins datetime="2010-04-15T09:52" cite="mailto:marie-pierre%20Alizay"></ins><ins datetime="2010-04-15T10:15" cite="mailto:marie-pierre%20Alizay"></ins><ins datetime="2010-04-15T09:52" cite="mailto:marie-pierre%20Alizay"></ins>de ridiculiser les lois nationales de type DADVSI, HADOPI, LOPPSI… protégés qu’ils seront par l’immunité que leur garantissent  ces no man&#8217;s lands numériques.</p>
<p><ins datetime="2010-04-15T09:57" cite="mailto:marie-pierre%20Alizay"> </ins></p>
<p>Une vue de l’esprit, fruit d’un esprit fécond mais un peu trop romanesque ? <del datetime="2010-04-15T09:57" cite="mailto:marie-pierre%20Alizay"></del></p>
<p>Pas du tout, l’Islande, pour ne nommer qu’elle, ancien chantre de la finance conduite à la ruine et donc condamnée à trouver de toute urgence des substituts sonnants et trébuchants à la manne financière, est bien en train d’attirer sur son sol (physique) tous les flibustiers numériques plus ou moins officiels, tous les trublions qui veulent opérer sur Internet en toute liberté… A voir certaines grandes entreprises du Net &#8211; soucieuses de s’affranchir de règles trop strictes en matière de respect de la vie privée &#8211; étudier de près leur prochaine installation en Islande, la thèse de Nadoulek prend tournure.</p>
<h4>Vous avez aimé les paradis fiscaux, vous allez adorer les paradis numériques !</h4>
<h4>A lire&#8230;</h4>
]]></content:encoded>
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		<title>Réseaux sociaux : la vérité si je manque !</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/reseaux-sociaux-la-verite-si-je-manque</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 10:12:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Action militante et citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[collaboratif]]></category>
		<category><![CDATA[participatif]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Lancement de la plateforme « Ouyapacours » sur le site de la FCPE. Le principe ? Recenser les cours qui n'ont pas lieu à cause de l'absence du professeur.
Une fois de plus, la culture participative du web 2.0 permet à la société civile de se saisir d’une question de société et de mettre les officiels face à leurs contradictions… ou leurs absences. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Devant le non remplacement croissant des professeurs absents dans l’Education Nationale et, face surtout à l’opacité des rectorats pour communiquer les chiffres réels de l’absentéisme, la FCPE a mis en place un site participatif à renseigner par les parents d’élèves. Le lancement de la plateforme « Ouyapacours » sur le site de la FCPE est relaté, entre autres, par <a title="ouyapacours" href="http://www.rue89.com/2009/09/24/ouyapacours-en-lutte-pour-remplacer-les-profs-absents">Rue 89 le 25 septembre 2009</a>. Le principe est simple : les parents se connectent et renseignent les heures et jours de cours non assurés afin de parvenir à des statistiques plus fiables. Le recensement ne communique pas le nom des professeurs concernés, le but est de mettre en avant des chiffres. En effet, les rectorats, chargés de comptabiliser les absences et de communiquer les résultats, ont toujours fait preuve d’un incroyable manque de transparence sur ce sujet brûlant. Jean-Luc Hazan, président de la FCPE précise : « au secondaire, l’Education Nationale estime qu’une absence de moins de deux semaines n’est pas à recenser. A partir de trois semaines on commence à y songer ».</p>
<p>Ce lancement national vient consacrer le succès d’une initiative locale lancée il y a un an par la FCPE Seine et Marne. Suite à la mobilisation que la plateforme a tout de suite engendrée, le rectorat qui jouait la grande muette depuis des années a réagi : « Nous avons très rapidement reçu un appel du rectorat qui nous a demandé pourquoi on faisait cela. Ca les a dérangés. » explique le secrétaire général de la FCPE Seine et Marne.</p>
<p>Une fois de plus, la culture participative du web 2.0 a permis à la société civile de se saisir d’une question de société et de mettre les officiels face à leurs contradictions… ou leurs absences. La FCPE de Seine et Marne, après un an d’exploitation du site, a ainsi pu mettre en lumière que 10% des heures des cours n’avaient pas été assurées sur l’année dans une classe de 4e d’un collège à Mormant. L’Education Nationale qui refuse de diffuser les vrais chiffres de l’absentéisme des professeurs se retrouve ici piégée et réagit le dos au mur. Difficile de défendre publiquement une posture de lutte sans faille contre l’échec scolaire alors qu’un nombre si important d’heures de cours ne peut pas être dispensé, faute de personnel remplaçant.</p>
<p>Les organes officiels qui refusent de traiter le problème ou avancent des chiffres à l’évidence bidonnés sont poussés à réagir par la masse de participants déterminés qu’ils trouvent face à eux et qui savent désormais comment diffuser ces informations à la presse, ou sur Internet de manière rapide et efficace. Le jour du lancement de la plateforme, pas moins d’une vingtaine de sites de grands quotidiens reprenait l’info.</p>
<p>Si les organisations les plus établies ne se lancent pas sincèrement dans cette transformation managériale (ce qu’on peut comprendre) d’autres le feront à leur place et utiliseront ces leviers pour les placer sur le grill. Pour cette raison- là au moins, les organisations publiques ou privées ont toutes les raisons de s’intéresser aux vrais ressorts de la révolution numérique en réseau…</p>
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