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	<title>Revolutionnaires du numerique &#187; Education</title>
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	<description>Des révolutionnaires inattendus pour une révolution trop annoncée ?</description>
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		<title>Je cherche donc je pense : une hypothèse discutable ?</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 13:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital natives]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu'ils font une recherche sur Internet, les internautes vont au plus simple. 99 % ne changent pas de stratégie de recherche quand bien même ils pourraient obtenir par ce moyen une réponse plus précise...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;ils font une recherche sur Internet, les internautes vont au plus simple. Ils se contentent de consulter la liste de résultats donnée par le moteur de recherche (souvent, la première page Google). Ils se raccrochent à la première réponse trouvée sans s&#8217;assurer que ce soit la bonne (ou la plus à jour). S&#8217;ils ne trouvent pas de réponse adéquate, la très grande majorité d&#8217;entre eux (99 %) ne changent pas de stratégie de recherche alors que, bien souvent, ils pourraient arriver à de meilleurs résultats en prenant un autre angle d&#8217;attaque, c&#8217;est-à-dire en réfléchissant à une autre stratégie de recherche, en cherchant un autre biais pour trouver une solution à leur problème. Ils pourraient aussi obtenir des réponses beaucoup plus ciblées en utilisant les fonctionnalités de recherche avancée.</p>
<p>Voilà certaines des observations que Jakob Nielsen, considéré comme l&#8217;un des « gourous » de l’usabilité, publie sur son blog le <a href="http://www.useit.com/alertbox/search-skills.html">11 avril 2011</a>, lesquelles résultent d&#8217;une enquête servant de support à son séminaire &laquo;&nbsp;Fundamental Guidelines for Web Usability&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il semblerait, poursuit-il, que lorsqu&#8217;ils sont confrontés à une résolution de problème, il y ait chez les utilisateurs (et même ceux qui ont un bon niveau d&#8217;éducation et de formation) une certaine faiblesse en termes de réflexion. Comme il le fait remarquer, ils utilisent en fait les moteurs de recherche comme des moteurs de réponses et non comme des outils de recherche.</p>
<p>Morale de l&#8217;histoire ? Dans un premier temps, les développeurs devraient tenir compte de ce phénomène et s&#8217;adapter aux utilisateurs qui n&#8217;ont pas de compétences en recherche d&#8217;information, par exemple en concevant leurs sites d&#8217;information différemment, notamment en ne misant pas sur les fonctionnalités avancées de recherche mais en améliorant au contraire la recherche basique. Sur le long terme, il vaudrait mieux former les utilisateurs, par exemple en enseignant dans les écoles comment maîtriser la recherche sur Internet.</p>
<p>L’observation de Nielsen est juste. Nous pouvons le constater chaque jour. Ainsi, certains enseignants d’école de journalisme s’étonnent que ce phénomène frappe également leurs étudiants (du moins à leur arrivée). Des étudiants pourtant censés chercher l’information pertinente.</p>
<p>Il serait tentant de voir dans l&#8217;absence flagrante de toute stratégie de recherche une simple question de paresse, un manque de curiosité, un manque de temps, un phénomène de société (aller au plus rapide, vivre dans l&#8217;urgence)&#8230; Mais l’interprétation de Nielsen est-elle juste ? Cette absence de stratégie reflète-t-elle un problème d’usabilité, comme il le souligne, ou plutôt un problème de réflexion dans la résolution de problèmes ?</p>
<p>La question pourrait être beaucoup plus complexe et combiner un peu de tout cela, tout en relevant de schémas mentaux, de comportements… S&#8217;il fallait faire un parallèle, on pourrait prendre celui de la conduite automobile. Sur la route, les études montrent que lorsqu’une situation inattendue se produit, presque 90% des automobilistes restent « aspirés » par l’objet de la surprise et n’engagent aucune autre action que l’activation brutale des freins. On sait que, dans ces situations, il n’y a pas de temps accordé à la réflexion : soit la réaction est automatique donc apprise à force d’entraînement et elle sera exécutée dans les temps, soit la réaction nécessite une réflexion et l’accident aura lieu sans que la moindre action efficace n’ait été entamée. Pour enseigner ces « réflexes », il faut s’appuyer sur des savoirs indiscutables et sur une pédagogie appropriée, tout ce qui manque en matière de recherche d’information. Ce n’est pas le point de vue parcellaire de Nielsen qui changera cela : notre rapport à l’information est toujours très immature, quinze ans après le début de la société de l’information.</p>
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		<title>OLPC : l’école du collaboratif ?</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 09:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour développer le travail collaboratif, pourquoi ne pas s’inspirer du projet OLPC (un PC portable par enfant) ? Une réussite qui mériterait d’être davantage connue et reconnue !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toutes les entreprises sans exception veulent aujourd’hui développer le travail collaboratif. Cependant aucune n’engrange de véritables succès en la matière. Il faut dire qu’elles se contentent pour la plupart d’acheter quelques outils facilement estampillés 2.0, espérant ainsi avoir réglé les problèmes de motivation, de comportement, de valeurs, d’organisation inhérents au développement d’une véritable culture de la coopération. Au lieu de travailler en profondeur de telles questions, certains préfèrent même se lamenter sur l’Education Nationale, coupable à leurs yeux de ne pas assez préparer les jeunes (futurs salariés) au numérique et à la collaboration…</p>
<p>Quel dommage que ces mêmes entreprises ne s’intéressent pas davantage au retour d’expérience du projet<strong> &laquo;&nbsp;One Laptop Per Child </strong>(OLPC) &#8211; un PC portable par enfant&nbsp;&raquo;, le projet initié par Nicholas Negroponte, l’ancien patron du MIT Media Lab, trop souvent perçu de manière erronée comme un programme de fabrication de masse, de diffusion et de financement d’un ordinateur pas cher pour les enfants des pays en voie de développement alors qu’il s’agit en fait d’un véritable projet éducatif.</p>
<p><strong>La collaboration dès l’école, facilitée par l’accès au numérique</strong></p>
<p><strong></strong>En fait, l’intérêt principal du projet OLPC réside dans son interface très particulière, appelée Sugar. Cette interface ne représente pas des dossiers posés sur un bureau mais plutôt un ensemble d’acteurs avec lesquels on est naturellement invité à interagir et à collaborer. Autre particularité, cette interface est développée par une communauté mixte, composée de développeurs open source et d’enseignants. On comprend dès lors que la collaboration intime, à long terme, de pédagogues et d’informaticiens constitue le deuxième apport du projet OLPC. Ces deux caractéristiques étant évidemment entremêlées.</p>
<p><strong>Le succès ignoré de l’OLPC</strong></p>
<p><strong></strong>Ces petits ordinateurs en plastique vert distribués aux écoles en Uruguay, au Paraguay… sont certes très ingénieux mais ils ne font pas rêver les consommateurs de technologies que nous sommes devenus. Face aux portables issus du monde professionnel ou des tablettes hors de prix mais si « tendance », ces petits appareils verts dénotent. Comment pourrait-on accepter de s’inspirer d’un tel programme, conçu à l’encontre de l’industrie high tech, pour une cible aussi peu valorisante (des enfants de pays dits pauvres) ?<br />
La pression sociale (c’est-à-dire marketing) est trop forte. La chose est donc entendue, nous ne le pouvons pas. Nous n’avons rien à apprendre d’un appareil aussi rustique, fait pour des pauvres, pour des gamins et dont l’interface est si déroutante.<br />
C’est dommage pour nous et c’est dommage pour l’OLPC. C’est peut-être même le plus grand reproche que l’on puisse faire au projet OLPC : avoir adopté une approche trop radicalement alternative qui facilite sa marginalisation. Bien sûr, on objectera que la réussite insolente d’Apple est également fondée sur une stratégie presque aussi radicale mais c’est oublier qu’Apple a bien failli en mourir et qu&#8217;ensuite il s’agit d’une entreprise privée dont les moyens marketing ont toujours été mis en avant. Un projet universel comme OLPC ne peut se permettre une telle débauche de formatage des esprits.</p>
<p>Pour découvrir plus en profondeur le programme OLPC, on peut lire sur le site Framablog un intéressant billet sur le sujet et notamment la traduction d&#8217;un entretien avec le créateur de Sugar, Walter Bender*, au cours duquel il revient sur la philosophie mal comprise de Sugar Labs.</p>
<p><strong>*quelques éléments extraits de l’entretien avec Walter Bender (<a title="olpc" href="http://www.framablog.org/index.php/post/2011/04/13/sugar-labs-education-walter-bender">à lire sur le site Framablog.org</a>)</strong></p>
<p><strong></strong>A travers les lignes de cet entretien, on peut lire à la fois des pistes pour l&#8217;éducation de demain mais aussi un hymne à la collaboration.<br />
&laquo;&nbsp;A travers Sugar, nous nous efforçons de procurer à chaque enfant une chance d’apprendre et d’apprendre à apprendre, dans un contexte qui va lui permettre à la fois d’entamer un échange dynamique avec d’autres et de développer des moyens indépendants pour atteindre ses objectifs personnels&nbsp;&raquo;. Le projet Sugar est nourri du travail collectif de deux communautés, celle des développeurs de la plate-forme très axés sur la culture du logiciel libre et celles des enseignants. Tous ensembles, ils ont réfléchi à créer un &laquo;&nbsp;contexte favorable au développement humain&nbsp;&raquo; et un changement de culture scolaire. Ils ont tenté de trouver des réponses autour de questions comme : que devraient apprendre les enfants et comment devraient-ils apprendre ? Devraient-ils avoir accès aux idées qui nourrissent leur culture locale de même qu’aux idées puissantes qui constituent l’héritage global de l’humanité. Devraient-ils aussi s’exercer à l’exploration et à la collaboration, s’approprier des connaissances en menant une démarche authentiquement ouverte de recherche de solutions ?&#8230;</p>
<p><strong>Les pires pratiques des TIC pour l’Enseignement</strong></p>
<p><strong></strong>Il y a un débat permanent sur le projet Sugar, certainement parce qu&#8217;il est piloté par une communauté mixte (développeurs, enseignants). Les réactions sont multiples et souvent positives. Michael Trucano, bloggeur sur le portail éducation de la Banque mondiale, s&#8217;en est inspiré pour publier un &laquo;&nbsp;top 10&#8243; des pires pratiques de l’utilisation des nouvelles technologies dans l’éducation.</p>
<p>1. Parachuter du matériel dans les écoles et espérer qu’un miracle se produise.<br />
2. Concevoir via l’OCDE des environnements d’apprentissage à implémenter partout.<br />
3. Penser les contenus éducatifs après la mise en place du matériel.<br />
4. Supposer que vous pouvez uniquement importer du contenu venu d’ailleurs.<br />
5. Ne pas surveiller, ne pas évaluer.<br />
6. Faire un gros pari sur une technologie qui n’a pas fait ses preuves.<br />
7. Ne pas être transparent sur le coût global de l’opération.<br />
8. Négliger les problèmes d’équité.<br />
9. Ne pas former vos professeurs (ni votre directeur d’école).<br />
10. Ne pas impliquer la communauté.</p>
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		<title>Twitter en classe : la peur du grand méchant loup</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/twitter-en-classe-la-peur-du-grand-mechant-loup</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 15:41:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Il existe réellement une peur populaire (y compris du côté des lycéens) à faire rentrer les réseaux sociaux à l'école, témoigne une enseignante... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre d&#8217;une expérimentation appelée &laquo;&nbsp;Twitter en classe&nbsp;&raquo;, une enseignante, Laurence Juin, a pris la décision d&#8217;utiliser les réseaux sociaux dans sa classe et a choisi en particulier l&#8217;outil de micro-blogging vedette du moment, Twitter. Elle raconte son expérience au jour le jour sur son blog &laquo;&nbsp;ma onzième année&nbsp;&raquo;.  Celle-ci compte parmi l&#8217;une des premières en France. Particulièrement complète et documentée, elle a largement été relayée dans les médias.</p>
<p>Dans un post du 29 novembre 2010 intitulé <em><a href="http://maonziemeannee.wordpress.com/2010/11/29/qui-a-peur-de-lentree-des-reseaux-sociaux-en-classe/">&laquo;&nbsp;Qui a peur de l&#8217;entrée des réseaux sociaux en classe ? Les élèves !&nbsp;&raquo;,</a></em> Laurence Juin explique qu&#8217;il existe réellement une peur populaire (y compris du côté des lycéens) à faire rentrer les réseaux sociaux à l&#8217;école. L&#8217;idée largement répandue veut que les médias sociaux dans le cadre scolaire ne font pas sérieux, c&#8217;est un espace de jeux et surtout pas de travail : Facebook est en cela un réseau social injustement diabolisé. Malgré ces préjugés, l&#8217;enseignante a persisté dans sa démarche pour plusieurs raisons :<br />
- volonté d&#8217;éduquer sur le Net et de construire une identité numérique positive de l&#8217;élève,<br />
- permettre une meilleure implication des élèves en partant de leurs usages personnels,<br />
- valoriser les compétences de l&#8217;élève familiarisé à cet univers (il se pose même en formateur).</p>
<p>Elle fait part de ses difficultés pour convaincre autour d&#8217;elle et explique : <em>&laquo;&nbsp;personne n&#8217;a été formé aux usages de l&#8217;Internet et en particulier aux réseaux sociaux type Facebook. Les dérives, les dégâts sont lourds lorsque mal utilisés. Les adultes sont largement concernés par ces dérives… Aujourd&#8217;hui les plus mauvais utilisateurs de l&#8217;Internet sans réflexion, sans recul, sans prise de conscience sont les adultes&nbsp;&raquo;.</em></p>
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		<title>Dossier cyber-harcèlement (3/3) : l’enfer, c’est les autres !</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 15:41:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Les exemples de "harcèlement textuel" sont significatifs de la montée de la violence dans les fréquentations. Aux USA, des projets de lois sont en cours afin de sensibiliser les adolescents à cette forme de violence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les exemples de &laquo;&nbsp;harcèlement textuel&nbsp;&raquo; sont significatifs de la montée de la violence dans les fréquentations. Citons parmi tant d&#8217;autres, le cas d&#8217;une jeune fille de 16 ans qui a subi une véritable torture psychologique numérique. Son ex-petit-ami qui ne supportait pas la rupture n&#8217;a pas hésité à faire appel à quatre de ses amis qu&#8217;il payait pour lui envoyer des messages à sa place pendant qu&#8217;il dormait ou qu&#8217;il travaillait.</p>
<p>La situation semble avoir empiré de façon stupéfiante depuis deux ans, selon Jill Murray, une spécialiste de la question, interrogé par <a title="CYBERH3" href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/06/20/AR2010062003331.html">le <em>Washington Post</em> du 21 juin 2010</a>. Le harcèlement est &laquo;&nbsp;devenu beaucoup plus facile dans le monde numérique, et même plus persistant et constant, sans laisser le moindre répit&nbsp;&raquo;.<br />
On commence à prêter de plus en plus attention à ce phénomène aux Etats-Unis.<br />
Autre aspect de ce phénomène de harcèlement : la surveillance continuelle de son partenaire auquel on demande de rendre des comptes : où es-tu, avec qui ? &laquo;&nbsp;Pourquoi tu ne réponds pas ?&nbsp;&raquo;&#8230; Une étude récente d’Associated Press et MTV mentionne qu&#8217;un jeune sur quatre dans la tranche d&#8217;âge de 14 à 24 ans vérifie plusieurs fois par jour ce que fait son partenaire et un sur dix affirme que son partenaire lui a demandé ses mots de passe.<br />
Jill Murray incite les parents à faire plus attention à la vie numérique de leurs enfants, à vérifier le volume de messages qu&#8217;ils reçoivent, à quelle heure ils les reçoivent et de qui.</p>
<p>Contrairement à ce que certains parents pourraient croire, ce n’est pas « mignon » de se donner ses mots de passe. C’est la négation de la notion de jardin secret, l’absence caractérisée de confiance.<br />
Rappelons l’argumentation systématique du demandeur : « si tu n’as rien à cacher, tu peux me donner tes codes d’accès… »<br />
Cette exigence exorbitante doit être refusée dès la première demande. Dans le cas contraire, il ne faut pas s’étonner que cela devienne le premier pas dans l’engrenage de la jalousie-dépendance-violence.<br />
Précisons que, sous prétexte de sécurité, certains états ou organisations, emploient les mêmes arguments « puisque vous n’avez rien à cacher, n’est-ce pas ? »</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Cyber-harcèlement (2/3) : A quand les cours d’instruction numérique ?</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 10:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Une étude révèle que les pratiques de harcèlement se sont déplacées de la cour d'école vers les pages Facebook, les groupes de discussion et les SMS. 14 % des élèves américains du secondaire seraient impliqués dans des incidents de cyber-harcèlement…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une étude citée dans le <a title="cyberharcelement2" href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/09/21/AR2010092100038.html "><em>Washington Post</em> du <em>21 septembre 2010</em></a> révèle que les pratiques de harcèlement se sont déplacées de la cour d&#8217;école vers les pages Facebook, les groupes de discussion et les SMS. Ce cyber-harcèlement ne permet pas toujours d’identifier son agresseur. Au moment de ces attaques, les victimes, des adolescents généralement encore en quête d&#8217;identité, se sentent isolées, déshumanisées et finalement sans défense. Brimades et cyber-harcèlement ne sont pas forcément distincts, ils peuvent se mêler, se cumuler. <strong><br />
</strong>L&#8217;étude constate que le cyber-harcèlement est plus fréquent dans les collèges (dans les niveaux équivalents de la 6<sup>e</sup> à la 4<sup>e</sup> en France). Elle indique également que 14 % des élèves américains du secondaire (de la 6e à la seconde) avaient été impliqués dans des incidents de cyber-harcèlement au cours des deux mois précédents, en tant que victime, qu&#8217;agresseur ou même les deux. 20 % ont fait état de brimades physiques sur la même période et 50 % d&#8217;agressions verbales ou de formes de harcèlement social.<strong><br />
</strong>Quels que soient les chiffres, il reste que toutes les personnes ciblées par ces pratiques sont plus sujettes à la dépression, qu&#8217;elles soient victimes de violence physique, de moqueries, d&#8217;exclusion sociale ou de cyber-agression. Les niveaux de dépression sont plus grands pour les seules victimes que pour les personnes qui sont à la fois victime et agresseur.<strong><br />
</strong>De précédentes études ont établi une corrélation entre l&#8217;implication des parents et des écoles et la baisse des brimades sous toutes leurs formes. <strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>Voilà un vrai phénomène de société dont les conséquences sont dramatiques (suicide pour quelques-uns, dépression plus ou moins grave pour de nombreux autres et enfin incivilités généralisées pour presque tous&#8230;). Pourtant les solutions semblent assez évidentes. L’implication de la communauté éducative dans son ensemble (des enseignants aux parents en passant par le personnel administratif&#8230;) dans des actions de sensibilisation, de prévention ou de surveillance font baisser considérablement le phénomène. L’éducation aux nouveaux médias ne devrait-elle pas être déclarée priorité nationale ? Bien entendu, en précisant que ce n’est pas seulement un problème à déléguer aux seuls professeurs et en sortant des manichéismes de toute sorte qui entachent les articles de journaux traitant de ce phénomène. Illustration de la complexité et de la relativité du problème : les agressés sont quelquefois également agresseurs (et alors moins sujets à la dépression). Dans tous les cas, ce sont des victimes à qui personne n’a appris les bons usages du numérique. Mais au fait, quelqu’un en est-il capable ?<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tableaux blancs interactifs : un tableau franchement noir !</title>
		<link>http://www.revolutionnairesdunumerique.com/tableaux-blancs-interactifs-un-tableau-franchement-noir</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 13:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[En donnant la parole à plusieurs chercheurs considérant qu’il n’y a aucune preuve scientifique de l'amélioration de l'enseignement grâce aux tableaux blancs interactifs (TBI), un article du Washington Post met en doute le discours des vendeurs de technologie mais également celui des politiques qui ont massivement investi dans ces dispositifs si modernes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Washington Post du 11 juin 2010 dresse un bilan de la diffusion massive des tableaux blancs interactifs (TBI) dans les écoles américaines. En donnant la parole à plusieurs chercheurs considérant qu’il n’y a aucune preuve scientifique de l&#8217;amélioration de l&#8217;enseignement grâce à ces dispositifs, le Washington Post met en doute le discours des vendeurs de technologie mais également celui des politiques qui ont massivement investi dans ces dispositifs si modernes. Les usages, tels qu’ils sont fréquemment observés, montreraient que ces tableaux blancs n’ont pas transformé la pédagogie mais au contraire renforcé la posture traditionnelle d’un enseignant omnipotent au centre d’une classe remplie d’élèves passifs : une fausse route si on considère que la pédagogie moderne cherche à faire émerger des petits groupes d’élèves assez autonomes et fortement coopératifs, accompagnés par un enseignant plus discret, bien que tout aussi essentiel. Preuve de ce faible apport pédagogique, les élèves s’ennuieraient autant qu’avant une fois passée l’excitation inhérente à l’arrivée de la modernité.<br />
Mais pourquoi cette technologie s’est-elle à ce point développée ? Pourquoi les élus acceptent-ils de déverser des milliards de dollars sur les TBI aussi facilement ? Sur quels fondements des vendeurs comme Promethean ou Smart technologies peuvent-ils affirmer que cette technologie améliore la concentration des élèves ? Pourquoi tant d’enseignants acceptent-ils de témoigner avec autant de ferveur en faveur de ces nouveaux dispositifs ?<br />
Pour le Washington Post, les élus adorent afficher leur volonté de moderniser et ces dispositifs aux fonctionnalités proches d’un iPad géant leur offrent une incroyable opportunité. Certains enseignants succomberaient également à l’appel de la modernité surtout lorsqu’elle transforme aussi peu leurs pratiques. Quant aux vendeurs, ils ne font que leur métier même s’ils lancent désormais des opérations de marketing de plus en plus contestables, n’ayant rien à envier à l’industrie pharmaceutique : financement de salons et de « journées d’études », sponsoring tous azimuts, mise en avant de témoins (enseignants, élus locaux…). Bref, un tableau vraiment noir.</p>
<p>Les critiques formulées par le Washington Post peuvent sembler assez féroces mais elles sont, comme toujours, argumentées. Il est vrai que le succès des tableaux blancs interactifs dans le monde de l’éducation est d’autant plus troublant qu’il tranche avec l&#8217;échec cuisant rencontré dans le monde de l’entreprise. Pourtant formations et autres réunions dans lesquelles la concentration des participants est également en jeu y sont régulièrement organisées. La description des forces en présence et des intérêts des uns et des autres font de cet article un document très utile. Malheureusement, il sera probablement peu relayé en France tant on aime à considérer notre système éducatif en retard.<br />
Sur quels fondements ? Sur la foi de comparaisons internationales chiffrées bien sûr ! Des chiffres sur les résultats scolaires, sur la pertinence pédagogique ? Bien sûr que non. Trop contestable ! Des chiffres indiscutables : le taux d’équipement en tableaux interactifs (500 000 au Royaume-Uni, contre à peine 20 000 en France en 2009, soit 25 fois moins). L’éclairage du Washington Post sur les pratiques marketing de cette industrie, sur sa puissance de conviction, sur la fascination des élus locaux notamment et de la complaisance de certains enseignants vient donc porter un coup fatal à ces études aux méthodologies si contestables qui prêchent la théorie du retard. Gageons que la nouvelle rigueur budgétaire devrait aider à amener un peu de raison dans cette avalanche d’investissements, même si les financements publics en question sont souvent le fait de collectivités locales moins engagées dans la rigueur.<br />
N’oublions pas de préciser qu’avec des pratiques pédagogiques renouvelées (certes que l’on observe trop rarement), ces tableaux blancs interactifs pourraient vraiment déboucher sur des résultats. Mais il s’agit là d’un long travail…</p>
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		<title>La révolution numérique pour les enfants à l’hôpital</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[L’association L’enfant@l’hôpital propose aux enfants malades et handicapés, hospitalisés en France, d'accéder à l'éducation et la culture de façon innovante par Internet. Voilà une action qui change le monde, ou du moins la vie de ceux à qui elle s’adresse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p>L’association <strong>L’enfant@l’hôpital</strong> propose aux enfants malades et handicapés, hospitalisés en France, d&#8217;accéder à l&#8217;éducation et la culture de façon innovante par Internet. L&#8217;idée s&#8217;appuie sur une plate-forme Internet, Kolibri, complétée d&#8217;une radio podcast, Radio Kolibri, qui permettent des rencontres en ligne entre les enfants et des individus désireux de transmettre leurs savoirs et leur passion : des explorateurs sur terre ou sur mer, des architectes, des musiciens, des étymologistes, des scientifiques, des étudiants, tous sollicités par l&#8217;association pour transmettre dans un langage simple leurs connaissances aux enfants, au travers de forums privés. Le tout prend des allures de petite université vivante et interactive où les échanges se construisent. Les enfants écrivent, posent des questions, communiquent et oublient l&#8217;hôpital… Le contexte est stimulant et permet aux enseignants de s&#8217;appuyer sur ces échanges pour continuer d’assurer la scolarité des enfants, aiguiser leur curiosité et leur sens artistique, et les sortir de l’isolement et de la fatigue.</p>
<p>L’association L’enfant@l’hôpital accompagne chaque année 3 000 enfants qui séjournent dans divers services pédiatriques hospitaliers, mais aussi des centres de réadaptation fonctionnelle ou des CLIS (Classe d&#8217;intégration scolaire). Kolibri et Radio Kolibri, les plates-formes d&#8217;échanges que l&#8217;association &laquo;&nbsp;L’enfant@l’hôpital&nbsp;&raquo; a construites pour mettre en place et animer son université interactive, sont maintenant des outils Internet libres qui peuvent être adaptés à d&#8217;autres jeunes en difficulté d&#8217;apprentissage. L’association espère ainsi toucher les établissements pénitentiaires pour mineurs, les classes des quartiers sensibles et des zones ruralesou bien encore les classes pour les enfants nomades.</p>
<p>Voilà un exemple où les technologies numériques sont utilisées pour proposer à des enfants différents une façon d’apprendre autrement, en complément de l’école.  L&#8217;enseignement interactif y est perçu comme un support pour remotiver les enfants, leur redonner du courage, maintenir le lien avec le savoir. Une belle initiative montrant le potentiel de la société numérique : créer du lien social, très utile pour redonner confiance à tous et donc lutter contre le décrochage.</p>
<p>En rêvant beaucoup, on pourrait même imaginer que des enfants « pas différents » puissent eux aussi apprendre autrement. Voilà en tout cas un bel exemple du potentiel &laquo;&nbsp;lumineux&nbsp;&raquo; de la révolution du numérique, si on veut bien ouvrir la porte aux initiatives de terrain qui ne viennent pas toujours du sérail. Voilà une action qui change le monde, ou du moins la vie de ceux à qui elle s’adresse. Saluons d&#8217;<del datetime="2010-06-15T13:04" cite="mailto:%20Christophe%20Deshayes"> </del>incontestables révolutionnaires du numérique , ceux qui font vivre cette association emmenée par son infatigable animatrice Anne Dunoyer de Segonzac.</p>
<p>Voir le site <a href="http://www.enfant-hopital.org/">l&#8217;enfant@l&#8217;hôpital</a></p>
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		<title>Honneur contre infamie, le rôle des profs fait question sur le Net !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 14:10:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les enseignants connaîtraient les clés de la réussite mais les garderaient pour leurs enfants›› , voilà le scandale que Slate.fr se propose de dénoncer. Une offense faite à tous les professeurs qui s’investissent au quotidien, au-delà des heures de cours, grâce notamment aux technologies numériques.
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			<content:encoded><![CDATA[<h5>« <em>Les enseignants connaîtraient les clés de la réussite mais les garderaient pour leurs enfants</em>›› , voilà le scandale que Slate.fr se propose de dénoncer. Une offense faite à tous les professeurs qui s’investissent au quotidien, au-delà des heures de cours, grâce notamment aux technologies numériques et poursuivent ainsi leur mission d’éducation hors de leur présence dans une salle de classe. La dernière édition d’InterTICE à la Défense début mai était à cet égard particulièrement démonstrative.</h5>
<h5>Comment certaines « élites parisiennes » peuvent-elles à ce point faire injure à toutes ces initiatives de terrain qui commencent à faire boule de neige ? S’il y a un mal français à dénoncer, c’est bien celui-là !</h5>
<p>Certains prônent le tout numérique à l&#8217;école et proposent même de supprimer tout simplement les cours magistraux au profit d&#8217;échanges interactifs. L’un des derniers papiers de cette lignée est signé Jean Salmona dans le premier numéro de  <a href="http://www.paristechreview.com/2010/04/14/un-systeme-denseignement-secondaire-basezero/">ParisTech Review</a>. D&#8217;autres, en revanche, veulent carrément <a href="http://itmanagement.earthweb.com/columns/article.php/3870346/Laptops-vs-Lectures-Lets-Ban-Lectures.htm">bannir les outils numériques</a> des établissements scolaires et des universités, notamment aux Etats-Unis (sic) ? Un mouvement qui s’amplifie avec un soutien inattendu du Président Obama, pourtant élu grâce aux réseaux sociaux, mais qui semble considérer désormais que ces outils sont trop distrayants et constituent à l’extrême une menace pour la démocratie (re-sic).</p>
<p><strong>Olivier Ertzscheid ou le billet de l’honneur </strong></p>
<p>Loin de ces guerres de tranchées et des polémiques, un enseignant, Olivier Ertzscheid, apporte sur <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/03/pourquoi-je-suis-ami-avec-mes-etudiants.html">son blog un témoignage concret</a>, personnel et particulièrement éclairant sur la façon dont il enseigne à l’heure du numérique. Il prolonge en effet ses cours par une présence sur les réseaux sociaux, blogs ou micro-blogs. Cet enseignant raconte pourquoi il a fait le choix d&#8217;être &laquo;&nbsp;l&#8217;ami&nbsp;&raquo; sur Facebook de quelque 250 étudiants. Son objectif : utiliser ce média pour signaler des sources intéressantes à ses élèves, répondre à leurs questions, leur faire prendre conscience &laquo;&nbsp;en direct&nbsp;&raquo; de l&#8217;importance de maîtriser leur intimité numérique ou, dans un autre registre, gérer l&#8217;annuaire des anciens. Les résultats de sa démarche sont, selon lui, plus que positifs : les étudiants étant quasiment tout le temps sur Facebook (y compris pendant les cours), ils s&#8217;y montrent plus ouverts et même plus réceptifs que dans l&#8217;espace-temps d&#8217;un cours ; c&#8217;est sur le réseau social qu&#8217;ils viennent poser des questions … Présence en cours/ présence en ligne prennent une nouvelle dimension (l&#8217;enseignant parle d&#8217;une nouvelle frontière entre l&#8217;aléatoire et l&#8217;obligatoire). Ertzcheid est convaincu que sa place est également là aussi, dans ce nouvel espace où il garantit une parole, une autorité. Plus globalement, il y voit un bouleversement dans la transmission des savoirs, un déplacement dans la médiation. Le portrait type de l&#8217;enseignant efficace est de ce fait remodelé : &laquo;&nbsp;il sera un acteur, agissant et réagissant, s&#8217;efforçant toujours de garder ou de prendre l&#8217;initiative de la médiation&nbsp;&raquo;. La transmission en ligne (qui passe par des interactions vivantes) est aujourd&#8217;hui complémentaire de la médiation physique. On notera que NKM, notre secrétaire d’Etat à l’économie numérique a signalé ce post en parlant &laquo;&nbsp;d&#8217;un intéressant retour d&#8217;expérience d&#8217;un enseignant qui utilise Facebook comme &laquo;&nbsp;estrade virtuelle&nbsp;&raquo; avec ses étudiants.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Les révolutionnaires du numérique à l’école et l’idéologie du retard</strong></p>
<p>Cette expérience n’a rien d’exceptionnelle même si le retour qu’en fait Ertzscheid est passionnant car plongé dans l’action concrète. Ils sont en fait plusieurs milliers en France, ces enseignants anonymes qui sans rien dire à personne se saisissent du numérique pour prolonger le lien avec les élèves en dehors des heures de cours ou tout simplement pour enseigner autrement. Evidemment, à côté du million d’enseignants que compte l’Education Nationale, on peut considérer qu’il s’agit là d’une quantité négligeable, voire de l’exception qui confirme la règle. Serait-on en retard ? Comme on le sait, un discours lancinant propagé par des vendeurs de technologies numériques et repris par certaines élites égraine depuis plusieurs années les couplets et les refrains de l’éternelle rengaine sur la théorie du retard. La France serait en retard sur les pays anglo-saxons. Pour preuve le nombre de tableaux blancs interactifs installés…</p>
<p><strong>Mais les derniers pourraient devenir les premiers. C’est déjà arrivé !</strong></p>
<p>On connaît cette idéologie élaborée davantage pour convaincre de dépenser massivement des budgets publics dans du matériel et des contenus « modernes », que pour améliorer l’enseignement. Les études comparatives trop souvent citées montrent de réels écarts d’investissement en matériel et contenu, pas en matière de résultats (par définition plus difficiles à démonter). Ceux qui ont un peu de mémoire se souviendront que la même idéologie nous avait prédit le pire à la fin des années 90, compte tenu de notre retard de l’époque en équipement Internet. Et puis, miraculeusement, avec l’arrivée de vraies offres de connexion haut débit et surtout permanente (ADSL), les Français ont rattrapé leur retard d’équipements et d’usages à une vitesse vertigineuse. La France a d&#8217;ailleurs occupé plusieurs années de suite les premières places des classements pour sa vitesse à s&#8217;équiper.</p>
<p>Ces milliers d’enseignants dévoués et volontiers pionniers du numérique sont-ils l’exception qui confirme la règle (liée à la théorie du retard) ou constituent-ils au contraire la joyeuse cohorte des éclaireurs d’un mouvement qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur et à hisser la France au niveau des meilleurs, et ce à moindre frais. La dernière édition d’<a href="http://www.intertice.fr/">InterTICE</a>, le carrefour des usages pédagogiques du numérique qui s’est tenu au Cnit à la défense, début mai, a fini de nous convaincre de l’ineptie de la théorie du retard. Des enseignants en chair et en os se sont succédés pour expliquer à leurs collègues présents, leurs retours d’expérience : sur l’utilisation de Twitter en classe, sur l’utilisation de Google Wave avec les élèves, sur la fabrication d’un podcast, d’une enquête sur le web… Des initiatives, certes individuelles, mais si nombreuses et issues de toutes les régions que la théorie de l’exception qui confirme la règle ne tient pas.</p>
<p>Des milliers d’enseignants motivés, et encouragés par leurs premiers résultats, sont en train de convaincre une bonne partie de leurs collègues d’y aller. L’enthousiasme des élèves devrait faire le reste. La probabilité que la France rattrape son supposé « retard numérique » est une hypothèse d’autant plus crédible que les Anglais , pour ne citer qu’eux, devraient connaître quelques difficultés, en ces temps de compression budgétaire, à maintenir des investissements considérables auxquels aucune étude sérieuse n’apporte le crédit d’avoir profondément changer l’enseignement.</p>
<p><strong>Slate.fr ou le billet de l’infamie</strong></p>
<p>C’est dans ce contexte qu’intervient le vrai mal français. Lequel ? Cette faculté que possède une certaine élite parisienne de se moquer à travers les âges du système éducatif français et de le tourner en ridicule. L’attaque est récurrente et elle ne mérite vraiment pas d’être relevée sauf lorsqu’elle dépasse les bornes et qu’elle sape les meilleures bonnes volontés. C’est le cas d’un récent billet du site Slate.fr bizarrement intitulé « <a href="http://www.slate.fr/story/21799/editer-le-boucher-les-echos">le scandale de la génération X </a>». En fait de billet, il s’agit ni plus ni moins que d’une attaque au vitriol du corps enseignant français dont les propos frôlent l’incitation à la haine d&#8217;un groupe social nommément désigné et montré à la vindicte populaire. Morceaux choisis : « <em>L’Education nationale française, celle de l’égalité républicaine, la sélection par le mérite, est devenue pire que la Chine: elle ne sert plus qu’à promouvoir les fils du Parti, le parti scolaire (…/…) L’Etat providence doit faire cent fois mieux avec deux fois moins. Le premier et le plus important secteur à rebâtir est le système scolaire, qui peu à peu s’est mis à ne bien travailler que pour lui-même </em>».</p>
<p>Motif de l’ire, une statistique : 50 % des élèves de l’école polytechnique auraient au moins un de leurs deux parents qui serait enseignant, ce qui démontrerait à en croire le billet que les enseignants savent produire de la qualité mais la réserve à leurs enfants (CQFD). Quand on sait que l’auteur du billet  est diplômé en statistiques, on ne peut plus prétexter l’ignorance pour excuser de tels propos. Il s’agit plutôt d’une haine viscérale, exécutoire d’une souffrance probablement profonde dont les causes mériteraient d’être apaisées… mais lui seul en détient les clés. Au-delà de ce terrible billet, quel dommage que certaines élites parisiennes passent leur temps et leur talent à démolir l’œuvre de ces enseignants qui, tels des Sisyphe modernes, roulent leur pierre avec les élèves enthousiastes qui les accompagnent en attendant que la malédiction ne la ramène inexorablement vers la vallée. La France a toutes les chances de se saisir intelligemment du numérique et de rattraper son éventuel retard, à condition qu’on protège ses enseignants entreprenants (ils sont nombreux) du mal français toujours présent.</p>
<p><strong>Les vrais terrains innovants ne sont pas ceux auxquels on pense !</strong></p>
<p>On évoque la notion de retard dans le secteur de l&#8217;enseignement… Mais que se passe-t-il dans d&#8217;autres secteurs supposés plus en avance ? Qu&#8217;en est-il dans la France de l&#8217;efficacité chère à l’auteur du billet, je veux parler des entreprises ? Il est tout de même surprenant que les tableaux blancs interactifs y soient si peu installés et utilisés alors que les formations et les réunions y sont légion, qu’à notre connaissance la formation aux usages de Twitter comme outil de travail soit quasiment inexistante. Nous ne parlerons pas de ces intranets qui regorgent de textes que personne ne lit, pas plus que du pourcentage &laquo;&nbsp;epsilonesque&nbsp;&raquo; de contenus audiovisuels disponibles pourtant plébiscités par les internautes. Dans le système scolaire français, les web TV ne se comptent plus et la production audiovisuelle y est monnaie courante. C&#8217;est l&#8217;inverse dans les entreprises. Arrêtons cette énumération, la France en retard contre la France qui avance est une sécrétion purulente du mal français, celui qui empêche cette nation qui sait être si brillante lorsqu’elle se surpasse et tellement médiocre lorsqu’elle se déchire. Un pas supplémentaire a été franchi cette fois avec cet article de Slate.fr, la France du supposé retard  le ferait exprès ! Comme méthode d’incitation au changement, on peut difficilement faire pire. Ayant touché le fond, il ne reste plus qu’à rebondir. Allez enseignants de France, continuez à vous investir auprès de vos élèves notamment en profitant des technologies qui reconfigurent l’espace-temps et faites mentir l’auteur de ce billet…</p>
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		<title>Université 2.0 : quand le prof écume les réseaux sociaux !</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 13:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital natives]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Un professeur de faculté de l'université d'Avignon décide de ne pas noter un dossier de fin de semestre sous prétexte que ses étudiants en licence «Information et Communication » se sont entraidés via un groupe Facebook.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>L</strong>e site <em>Rue89 </em>du 03 février 2010 rapporte la décision d’un professeur de faculté de l&#8217;université d&#8217;Avignon de ne pas noter un dossier de fin de semestre sous prétexte que ses étudiants en licence «Information et Communication » se sont entraidés via un groupe Facebook.</p>
<p>Dans le cadre de leur cours de communication par l&#8217;image, ils devaient résumer les exposés des camarades de leur groupe, dans un dossier d&#8217;une trentaine de pages, pour la fin du semestre. Comme ils le faisaient en deuxième année, les « L3 » s&#8217;organisent pour pallier les défauts de la prise de note en classe en échangeant les éléments essentiels de leurs exposés via un groupe Facebook.</p>
<p>Sur le mur du groupe Facebook qu&#8217;elle a créé, Ludivine confie que le soi-disant « plagiat » n&#8217;est qu&#8217;un prétexte. Le problème, c&#8217;est Facebook : « Le support les dérange plus qu&#8217;autre chose et ils se doutent bien que chaque année les étudiants doivent partager leur travail pour s&#8217;entraider et compléter leur dossier, sachant qu&#8217;en cours, on zappe toujours quelques trucs. S&#8217;il n&#8217;y avait pas Facebook, on aurait fait tourner nos cours en mains propres ou par mail. Et on n&#8217;aurait pas eu de problèmes. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Q</strong>uand on voit l’ébullition créative en termes d’usages du numérique dans l’Education Nationale, notamment dans le secondaire, on ne peut être que consterné par cette aventure dans l’enseignement supérieur qui ne semble pas être le seul fait d’un enseignant refusant d’adapter ses méthodes à l’ère du numérique. En effet, la réponse faite à Rue89 par le doyen est éloquente « […] Nos étudiants deviennent très malins et les enseignants (malins), eux aussi sont sur Facebook (et d&#8217;autres réseaux sociaux). Ce qui conduit à des situations cocasses». Il y a fort à parier que le professeur a été félicité pour être aussi astucieux que ses élèves et être, lui aussi, un as de Facebook. Sûr qu’ils sont contents d’eux… ces deux là !</p>
<p>Quand on prend conscience que la discipline enseignée est l’information et la communication, on comprend à quel point cette formation rapproche les jeunes du monde du travail (sic). C’est vrai qu’aucun journaliste ne recopie jamais bêtement une dépêche AFP. Il ne faudrait pas que ces apprentis journalistes une fois dans la vie active se dépêchent d’aller sur Facebook pour traiter leur sujet. Imaginez ce que cela aurait pu donner pour le cas de la fameuse Zahia D de l’affaire Ribery.</p>
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		<title>PlayStation de travail ? C&#8217;EST LE POMPON !</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 14:24:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux]]></category>

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		<description><![CDATA[Clubic.com du 27.11.09 rapporte que « la Royal Navy, la marine militaire britannique, a récemment fait l&#8217;acquisition de 230 consoles de jeu Sony PlayStation Portable pour l&#8217;entraînement de ses élèves officiers de marine. Ces PSP, destinées aux révisions, seront dans un premier temps confiées aux matelots qui entretiennent les radars, les sonars, les radios et ... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Clubic" href="http://www.clubic.com/actualite-313258-insolite-230-psp-pour-la-marine-britannique.html">Clubic.com du 27.11.09</a> rapporte que « la Royal Navy, la marine militaire britannique, a récemment fait l&#8217;acquisition de 230 consoles de jeu Sony PlayStation Portable pour l&#8217;entraînement de ses élèves officiers de marine. Ces PSP, destinées aux révisions, seront dans un premier temps confiées aux matelots qui entretiennent les radars, les sonars, les radios et les systèmes de communication de la flotte, environ trois mois avant leur entrée à l&#8217;école des ingénieurs de l&#8217;armée, pour leur permettre de réviser leurs mathématiques et leur physique depuis leurs couchettes pendant les longues missions en mer. Les PSP disposent d&#8217;un logiciel leur donnant accès à des cours et à des devoirs ». L&#8217;intérêt des consoles ? Permettre aux matelots qui disposent de très peu d&#8217;espace personnel lors de leurs missions en mer de réviser dans leur couchette.</p>
<p>« L&#8217;investissement devrait se révéler rentable puisque l&#8217;armée s&#8217;attend à augmenter le taux de réussite aux examens tout en réduisant la durée des formations, et donc les coûts. Si le programme rencontre le succès escompté, il sera étendu à d&#8217;autres corps de l&#8217;armée, à commencer par l&#8217;armée de l&#8217;air. »</p>
<p>Les matelots sont, bien entendu, autorisés à utiliser les PSP dans leur fonction première : les jeux vidéos. Le lieutenant chargé du programme ne se fait aucune illusion sur la portée qu&#8217;aurait eu une interdiction. Il sait effectivement « qu&#8217;ils sont ingénieurs et auraient sans doute été capables de les débloquer ». à la clé d&#8217;une formation réussie, une promotion et une augmentation de 2 000 à 3 000 livres.</p>
<p>Décidément, l&#8217;univers du jeu est pris de plus en plus au sérieux. Après les logiciels de jeux (serious games) auxquels les DRH des entreprises semblent s&#8217;intéresser pour la sensibilisation, la formation, la simulation etc., c&#8217;est au matériel spécifique des consoles de jeux que l&#8217;on trouve désormais des attraits que les autres matériels informatiques n&#8217;ont pas. Si on se rappelle que les militaires ont été les premiers à utiliser les jeux sérieux, longtemps avant les entreprises, ne doit-on pas se demander pourquoi les entreprises ne regardent pas de plus près ce qu&#8217;elles pourraient exploiter de ces petits bijoux de technologies extrêmement mobiles ? Naturellement, la question est d&#8217;actualité depuis longtemps dans l&#8217;Education Nationale et les entreprises de médias qui ont toutes deux des « clients » très équipés de ce type de matériel mais quid des autres ? Cela ne fait peut-être pas assez sérieux de lancer une étude d&#8217;opportunité sur la PSP en entreprise ?</p>
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