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	<title>Revolutionnaires du numerique &#187; Digital natives</title>
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	<description>Des révolutionnaires inattendus pour une révolution trop annoncée ?</description>
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		<title>Je cherche donc je pense : une hypothèse discutable ?</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 13:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital natives]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu'ils font une recherche sur Internet, les internautes vont au plus simple. 99 % ne changent pas de stratégie de recherche quand bien même ils pourraient obtenir par ce moyen une réponse plus précise...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;ils font une recherche sur Internet, les internautes vont au plus simple. Ils se contentent de consulter la liste de résultats donnée par le moteur de recherche (souvent, la première page Google). Ils se raccrochent à la première réponse trouvée sans s&#8217;assurer que ce soit la bonne (ou la plus à jour). S&#8217;ils ne trouvent pas de réponse adéquate, la très grande majorité d&#8217;entre eux (99 %) ne changent pas de stratégie de recherche alors que, bien souvent, ils pourraient arriver à de meilleurs résultats en prenant un autre angle d&#8217;attaque, c&#8217;est-à-dire en réfléchissant à une autre stratégie de recherche, en cherchant un autre biais pour trouver une solution à leur problème. Ils pourraient aussi obtenir des réponses beaucoup plus ciblées en utilisant les fonctionnalités de recherche avancée.</p>
<p>Voilà certaines des observations que Jakob Nielsen, considéré comme l&#8217;un des « gourous » de l’usabilité, publie sur son blog le <a href="http://www.useit.com/alertbox/search-skills.html">11 avril 2011</a>, lesquelles résultent d&#8217;une enquête servant de support à son séminaire &laquo;&nbsp;Fundamental Guidelines for Web Usability&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il semblerait, poursuit-il, que lorsqu&#8217;ils sont confrontés à une résolution de problème, il y ait chez les utilisateurs (et même ceux qui ont un bon niveau d&#8217;éducation et de formation) une certaine faiblesse en termes de réflexion. Comme il le fait remarquer, ils utilisent en fait les moteurs de recherche comme des moteurs de réponses et non comme des outils de recherche.</p>
<p>Morale de l&#8217;histoire ? Dans un premier temps, les développeurs devraient tenir compte de ce phénomène et s&#8217;adapter aux utilisateurs qui n&#8217;ont pas de compétences en recherche d&#8217;information, par exemple en concevant leurs sites d&#8217;information différemment, notamment en ne misant pas sur les fonctionnalités avancées de recherche mais en améliorant au contraire la recherche basique. Sur le long terme, il vaudrait mieux former les utilisateurs, par exemple en enseignant dans les écoles comment maîtriser la recherche sur Internet.</p>
<p>L’observation de Nielsen est juste. Nous pouvons le constater chaque jour. Ainsi, certains enseignants d’école de journalisme s’étonnent que ce phénomène frappe également leurs étudiants (du moins à leur arrivée). Des étudiants pourtant censés chercher l’information pertinente.</p>
<p>Il serait tentant de voir dans l&#8217;absence flagrante de toute stratégie de recherche une simple question de paresse, un manque de curiosité, un manque de temps, un phénomène de société (aller au plus rapide, vivre dans l&#8217;urgence)&#8230; Mais l’interprétation de Nielsen est-elle juste ? Cette absence de stratégie reflète-t-elle un problème d’usabilité, comme il le souligne, ou plutôt un problème de réflexion dans la résolution de problèmes ?</p>
<p>La question pourrait être beaucoup plus complexe et combiner un peu de tout cela, tout en relevant de schémas mentaux, de comportements… S&#8217;il fallait faire un parallèle, on pourrait prendre celui de la conduite automobile. Sur la route, les études montrent que lorsqu’une situation inattendue se produit, presque 90% des automobilistes restent « aspirés » par l’objet de la surprise et n’engagent aucune autre action que l’activation brutale des freins. On sait que, dans ces situations, il n’y a pas de temps accordé à la réflexion : soit la réaction est automatique donc apprise à force d’entraînement et elle sera exécutée dans les temps, soit la réaction nécessite une réflexion et l’accident aura lieu sans que la moindre action efficace n’ait été entamée. Pour enseigner ces « réflexes », il faut s’appuyer sur des savoirs indiscutables et sur une pédagogie appropriée, tout ce qui manque en matière de recherche d’information. Ce n’est pas le point de vue parcellaire de Nielsen qui changera cela : notre rapport à l’information est toujours très immature, quinze ans après le début de la société de l’information.</p>
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		<title>Université 2.0 : quand le prof écume les réseaux sociaux !</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 13:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital natives]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>

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		<description><![CDATA[Un professeur de faculté de l'université d'Avignon décide de ne pas noter un dossier de fin de semestre sous prétexte que ses étudiants en licence «Information et Communication » se sont entraidés via un groupe Facebook.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>L</strong>e site <em>Rue89 </em>du 03 février 2010 rapporte la décision d’un professeur de faculté de l&#8217;université d&#8217;Avignon de ne pas noter un dossier de fin de semestre sous prétexte que ses étudiants en licence «Information et Communication » se sont entraidés via un groupe Facebook.</p>
<p>Dans le cadre de leur cours de communication par l&#8217;image, ils devaient résumer les exposés des camarades de leur groupe, dans un dossier d&#8217;une trentaine de pages, pour la fin du semestre. Comme ils le faisaient en deuxième année, les « L3 » s&#8217;organisent pour pallier les défauts de la prise de note en classe en échangeant les éléments essentiels de leurs exposés via un groupe Facebook.</p>
<p>Sur le mur du groupe Facebook qu&#8217;elle a créé, Ludivine confie que le soi-disant « plagiat » n&#8217;est qu&#8217;un prétexte. Le problème, c&#8217;est Facebook : « Le support les dérange plus qu&#8217;autre chose et ils se doutent bien que chaque année les étudiants doivent partager leur travail pour s&#8217;entraider et compléter leur dossier, sachant qu&#8217;en cours, on zappe toujours quelques trucs. S&#8217;il n&#8217;y avait pas Facebook, on aurait fait tourner nos cours en mains propres ou par mail. Et on n&#8217;aurait pas eu de problèmes. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Q</strong>uand on voit l’ébullition créative en termes d’usages du numérique dans l’Education Nationale, notamment dans le secondaire, on ne peut être que consterné par cette aventure dans l’enseignement supérieur qui ne semble pas être le seul fait d’un enseignant refusant d’adapter ses méthodes à l’ère du numérique. En effet, la réponse faite à Rue89 par le doyen est éloquente « […] Nos étudiants deviennent très malins et les enseignants (malins), eux aussi sont sur Facebook (et d&#8217;autres réseaux sociaux). Ce qui conduit à des situations cocasses». Il y a fort à parier que le professeur a été félicité pour être aussi astucieux que ses élèves et être, lui aussi, un as de Facebook. Sûr qu’ils sont contents d’eux… ces deux là !</p>
<p>Quand on prend conscience que la discipline enseignée est l’information et la communication, on comprend à quel point cette formation rapproche les jeunes du monde du travail (sic). C’est vrai qu’aucun journaliste ne recopie jamais bêtement une dépêche AFP. Il ne faudrait pas que ces apprentis journalistes une fois dans la vie active se dépêchent d’aller sur Facebook pour traiter leur sujet. Imaginez ce que cela aurait pu donner pour le cas de la fameuse Zahia D de l’affaire Ribery.</p>
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		<title>Société numérique : le péril jeune ?</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 12:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Deshayes</dc:creator>
				<category><![CDATA[BONUS et Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Digital natives]]></category>

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		<description><![CDATA[La révolution numérique tant annoncée est  là&#8230; Enfin. De nombreux articles se concentrent sur l&#8217;un de ses aspects  supposés : la révolution serait poussée par les jeunes générations  (appelées digital natives) qui baignent dans les technologies numériques  depuis leur naissance. Dans une société qui glorifie la jeunesse, tout  en lui ... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La révolution numérique tant annoncée est  là&#8230; Enfin. De nombreux articles se concentrent sur l&#8217;un de ses aspects  supposés : la révolution serait poussée par les jeunes générations  (appelées digital natives) qui baignent dans les technologies numériques  depuis leur naissance. Dans une société qui glorifie la jeunesse, tout  en lui confisquant les meilleures places, ce péril jeune serait  anxiogène pour les générations plus mûres. Comment réagir face à cette  déferlante ?</p>
<p>Un article de <a href="http://www.businessweek.com/globalbiz/content/feb2010/gb20100216_566561.htm?campaign_id=rss_topStories">Business Week</a> se penche astucieusement sur la situation chinoise où la plupart des  emplois sont occupés par ces &laquo;&nbsp;digital natives&nbsp;&raquo; : quels enseignements en  tirer ? A l&#8217;inverse, un article publié dans <a href="http://www.economist.com/science-technology/technology-quarterly/displayStory.cfm?story_id=15582279">The Economist</a> semble calmer le jeu, ces jeunes ne seraient pas si doués avec les  technologies numériques et surtout ils seraient beaucoup moins prompts à  s&#8217;engager dans l&#8217;action citoyenne et les autres mouvements  collaboratifs qu&#8217;on le prétend.<br />
Pour ceux qui veulent mieux saisir  cette révolution numérique &#8211; avant tout une révolution sociale dont le  lien avec une génération déterminée n&#8217;est pas si marqué que certains  l&#8217;affirment -, on peut suggérer la lecture de la <a href="../../../../../livre/" target="_new">Gazette  de la société et des techniques</a> dans laquelle un article dresse un  panorama synthétique de la situation. Un préliminaire à la lecture du  livre et du blog « les révolutionnaires du numérique » que l&#8217;on ne peut  que recommander chaudement. La révolution est en marche mais la  comprend-on vraiment ?</p>
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